Limoges : les cheminots CGT dénoncent un "délaissement" de l'activité frêt à la SNCF

Publié le par FSC

SOURCE : France Bleu Berry

 

Les cheminots CGT tirent le signal d'alarme. Alors que se tenait ce jeudi à Paris un comité de pilotage sur le train de frêt Perpignan-Rungis (qui passe par Limoges) dont le futur est incertain, des cheminots de Limoges dénoncent le "délaissement" voire "l'abandon" de l'activité frêt par la SNCF.

Les cheminots CGT tirent le signal d'alarme. Ce jeudi, ils devaient manifester près du Ministère des Transports, à Paris, à l'occasion d'une réunion du comité de pilotage sur le train de frêt Perpignan-Rungis, le fameux "trains des fruits et légumes" historique qui dessert le plus grand marché de gros d'Europe, et dont l'existence est sur la sellette depuis quelques semaines. Début mai, il était en effet question de le supprimer, puis finalement pas, mais peut-être encore de nouveau... Devant le flou ambiant, les cheminots CGT font, eux, part de leur inquiétude. Ils craignent que ce train, qui passe par Limoges, soit supprimé dès cet été.


Mais au-delà du train Perpignan-Rungis, certains cheminots limousins dénoncent un "délaissement", voire un "abandon" de l'activité frêt par la SNCF. "On va supprimer ce train car les wagons arrivent en fin de vie" s'étrangle Benoît Lematelot, du syndicat UFCM-CGT. "Rien n'a été anticipé. Il y a un moment, cela pose plusieurs questions: soit il y a une vraie volonté organisée de casser, de la part de la Direction de Frêt SNCF, soit ils sont incompétents car incapables d'anticiper ça", explique-t-il. 

Hervé Six (à gauche) et Benoît Lematelot (à droite) de la CGT Cheminots - Radio France
Hervé Six (à gauche) et Benoît Lematelot (à droite) de la CGT Cheminots © Radio France - Alain Ginestet
Si la suppression du train vers Rungis était confirmée, le transport des marchandises pourraient se faire par camions. Et l'autoroute A20 - gratuite - serait sûrement concernée par un surplus de trafic poids lourd. A l'heure où parle sans arrêt du climat et de la planète, le Secrétaire Général des Cheminots CGT de Limoges, Hervé Six, a bien du mal à comprendre l'opportunité de cette éventuelle suppression: "c'est aberrant", dit-il, "il y a une volonté citoyenne de placer la vigilance sur le climat comme une priorité, donc c'est aberrant de mettre en plus 22.000 camions (par an) sur les routes, plutôt que sur un train entre Perpignan et Rungis" estime-t-il. 

La CGT Cheminots de Limoges dénonce enfin le sort réservé au centre SAV Frêt de Limoges. Selon le syndicat, sur les  16 personnels qu'il employait en 2016, il ne compte plus que 4 agents aujourd'hui, et devrait fermer ses portes fin 2019.

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