General Electric : contre-offensive syndicale

Publié le par FSC

Une contre-offensive qui met le pouvoir macronien devant es responsabilités puisque l'application de la loi Pacte autorise une sanction financière pouvant atteindre le double du montant de l'acquisition de la branche énergie d'Alstom (12 milliards).

Encore faudrait-il avoir la volonté politique de frapper le capital et mettre en cause sa domination sans partage dans les choix stratégiques alors que précisément l'opération de rachat dans des conditions mafieuses de ladite branche le pouvoir français et Macron se sont rendu complices de cette forfaiture.

Nul doute que seule la lutte des personnels est en mesure de contrer la nouvelle opération prédatrice de General Electric !

 

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SOURCE : https://www.capital.fr/economie-politique/ge-les-syndicats-engagent-le-bras-de-fer-avec-le-gouvernement-1346180

Les syndicats de GE, qui prévoit 1.050 suppressions d'emplois en France, engagent un bras de fer avec le gouvernement. Selon la CGT, 2.000 emplois seraient même menacés.

Nouveau développement suite au plan social annoncé par General Electric (GE), qui prévoit 1.050 suppressions d'emplois dans l'Hexagone. Depuis Belfort, où 800 emplois sont menacés, l'intersyndicale de General Electric (GE) a lancé une nouvelle "mise en demeure" au ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lui donnant jusqu'au 15 août pour répondre à ses demandes. Et dans le même temps, depuis son siège de Montreuil, dans la banlieue parisienne, la CGT a présenté un "plan B" en dix points pour assurer l'avenir de GE en France.

A défaut de réponse ou "d'acte positif" du ministre, l'intersyndicale l'a averti dans un courrier en date de vendredi qu'elle se réservait le "droit d'en tirer toutes les conséquences". "Nous assignerons le gouvernement devant le tribunal administratif" compétent pour faire reconnaître "le préjudice lié au non respect de l’accord" du 4 novembre 2014, a précisé Philippe Petitcolin (CFE-CGC). Dans cet accord, GE s'engageait auprès de l'Etat français à développer la filière de turbines à gaz de GE Belfort que le groupe américain venait d'acquérir avec la branche énergie d'Alstom. Mais il promettait surtout de générer un millier d'emplois "hautement qualifiés" en France d'ici à la fin 2018, jamais créés alors qu'il prévoit désormais d'en supprimer autant.


L'intersyndicale exige de Bercy "une analyse robuste" permettant de vérifier la réalité des engagements pris" par le groupe ainsi qu'une "réunion immédiate" du comité de suivi du plan social dont Bruno Le Maire avait annoncé lui-même la création lors d'une visite à Belfort le 3 juin. Elle reproche également au ministre, qui avait une nouvelle fois assuré les salariés de GE de son "engagement total" en leur faveur quelques jours plus tôt, d'être resté "totalement silencieux" sur sa demande de suspension du plan social.

Selon l'intersyndicale, l'Etat pourrait infliger à GE, en vertu de la loi Pacte, une sanction financière pouvant atteindre le double du montant de l’acquisition de la branche énergie d'Alstom par GE, qui s'élevait à 12 milliards d’euros. Quant au "plan B" de la CGT, il réclame, entre autres points, un moratoire sur le plan social, un débat national sur les enjeux énergétiques et une prise de participation publique majoritaire au capital de GE EPF (Belfort) à travers la Banque publique d'investissement.


"L'analyse de GE est purement financière, la baisse des commandes est un prétexte", a assuré Karim Matoug, délégué syndical de GE Belfort. Selon les experts sollicités par les syndicats depuis un an, "on est dans le creux mais le marché des turbines à gaz repart et on retrouvera en 2020/21 le marché de 2016/17", a assuré Grégory Pastor, secrétaire du comité européen de la branche Power de GE. L'objectif du groupe américain est de "transférer la production dans des pays à bas coût comme la Hongrie" et de "réduire l'activité en France pour avoir quelque chose de plus petit et de plus profitable", a-t-il estimé.


Selon la CGT, ce sont non pas 1.050 mais 2.000 emplois qui sont menacés en France via des plans sociaux et ruptures conventionnelles à Belfort mais aussi Villeurbanne et Aix-les-Bains chez Grid (réseau), à Massy chez Stream (turbines vapeur), à Nantes dans Wind (éolien). Le syndicat propose également de renforcer la recherche et développement, de diversifier l'activité en confiant à Belfort non seulement la fabrication des turbines mais aussi leur réparation, effectuée aujourd'hui aux Etats-Unis.

Pour la CGT, l'Etat est "doublement impliqué" : Emmanuel Macron, rappelle-t-elle, était ministre de l'Economie en 2014 lors du rachat de la branche énergie d'Alstom par GE. Corinne de Bilbao (ex-directrice générale de General Electric France décorée de la Légion d'honneur le 14 juillet) "avait promis + 1.000, elle a fait - 1.000" emplois, s'est indigné Karim Matoug. GE avait annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France, dont pratiquement 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs. Au total, le groupe américain emploie 4.300 salariés à Belfort.

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SOURCE : http://www.lequotidien.lu/economie/belfort-la-cgt-presente-son-plan-b-pour-general-electric/

 

La CGT a présenté lundi un « plan B » en dix propositions pour assurer l’avenir de General Electric en France où 1 050 suppressions d’emplois ont été annoncées dont 800 à Belfort, lors d’une conférence de presse à son siège de Montreuil.

 


Le syndicat réclame un moratoire sur ce plan, un débat national sur les enjeux énergétiques et une prise de participation publique majoritaire au capital de GE EPF (Belfort) à travers la Banque publique d’investissement.

« Nous posons la problématique d’un groupe comme GE dont le centre de décision est aux Etats-Unis et dont la stratégie est de quitter progressivement l’Europe après avoir racheté un concurrent (Alstom), accaparant technologies et brevets », indique la CGT. « L’analyse de GE est purement financière, la baisse des commandes est un prétexte », a assuré Karim Matoug, délégué syndical de GE Belfort.

Selon les experts sollicités par les syndicats depuis un an, « on est dans le creux mais le marché des turbines à gaz repart et on retrouvera en 2020/21 le marché de 2016/17 », assure Grégory Pastor, secrétaire du comité européen de la branche Power de GE.

L’objectif du groupe américain est de « transférer la production dans des pays à bas coût comme la Hongrie » et de « réduire l’activité en France pour avoir quelque chose de plus petit et de plus profitable », estime-t-il.

Diversifier les activités sur site

Selon la CGT, ce sont non pas 1 050 mais 2 000 emplois qui sont menacés en France via des plans sociaux et ruptures conventionnelles à Belfort mais aussi Villeurbanne et Aix-les-Bains chez Grid (réseau), à Massy chez Stream (turbines vapeur), à Nantes dans Wind (éolien).

Parmi ses propositions, la CGT préconise de rendre une autonomie stratégique à GE EPF et de renforcer son capital en stoppant les flux financiers vers le groupe, qui l’ « asphyxient ».

Le syndicat propose aussi de renforcer la recherche et développement, de diversifier l’activité en confiant à Belfort non seulement la fabrication des turbines mais aussi leur réparation, effectuée aujourd’hui aux Etats-Unis. Le site a un rôle à jouer dans la transition écologique, assure le syndicat, si on favorise les cycles combinés et qu’on adosse les projets éoliens et solaires aux turbines à gaz. L’Etat est « doublement impliqué », estime la CGT, rappelant qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Economie en 2014 lors du rachat de la branche énergie d’Alstom par GE, avec 1.000 créations d’emplois promis.

Corinne de Bilbao (ex-directrice générale de General Electric France décorée de la Légion d’honneur le 14 juillet) « avait promis + 1 000, elle a fait – 1 000 » emplois, a lancé Karim Matoug. Une journée de mobilisation est prévue le 18 septembre avec une manifestation à Belfort.

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