Les pompiers des ARDENNES en lutte

Publié le par FSC

Chez les pompiers aussi les luttes ne faiblissent pas contredisant le discours soporifique dominant sur une soit-disant nouvelle phase du quinquennat macronien sensée mieux passer dans l'opinion !

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Ce jeudi, 100 % des pompiers professionnels de Charleville-Mézières étaient en grève. Un mouvement national entamé le 8 juillet dans les Ardennes à l’initiative de la CGT. Les soldats du feu réclament notamment la nomination de neuf pompiers aux grades correspondants à leurs fonctions actuelles, soit un coup annuel de 27 000€. 

Pour Kevin Topin, secrétaire CGT, « ces nominations sont rendues obligatoires par un décret qui prendra effet le 1er janvier 2020 ». Selon le représentant syndical, le président du Service départemental de secours et d’incendie (SDIS) Jean Godard n’a pas répondu à ces revendications lors d’un entretien. Kevin Topin ne cache pas sa colère : « En juin, le SDIS a acheté un quad à 29 000€ afin d’intervenir au Cabaret Vert qui dure quatre jours. Cela fait donc 7 250€ par jour ». Un engin qui, selon le pompier, ne servira que pour cette occasion. « Il faut le transporter sur des interventions. 

C’est compliqué. Le quad nous avait été prêté une année et on peut le louer pour quatre jours ». Une dépense jugée excessive au regard des priorités avancées par la CGT. Désormais, il s’agit d’interpeller le président du conseil départemental, Noël Bourgeois et le préfet, Pascal Joly sur les dépenses de l’argent public. « Avec l’augmentation de nos interventions et la baisse de nos effectifs, c’est bien la population ardennaise qui risque de ne plus être protégée correctement avec l’allongement de nos délais d’intervention. » Le ton risque de se durcir dans les prochains jours.

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