CGT-G, CHU de Pointe-à-Pitre : la lutte paye, le combat continue !

Publié le par FSC

SOURCE : http://www.rfi.fr/france/20190821-france-syndicats-denoncent-situation-critique-chu-pointe-pitre

 

France: les syndicats dénoncent la situation critique du CHU de Pointe-à-Pitre
Depuis l'incendie dont il a été victime en 2017, le CHU de Pointe-à-Pitre est dans une situation critique d'après les syndicats.

Cela fait un mois que le personnel du centre hospitalier universitaire de Guadeloupe est en grève. Deux ans après l'incendie qui a détruit l'établissement de Pointe-à-Pitre, la situation est plus que critique. Le CHU contracte une dette auprès des fournisseurs de 49 millions d'euros. Faute de moyens financiers, les conditions de travail du personnel sont toujours difficiles et les améliorations peinent à voir le jour.

Détérioration des conditions de travail et des locaux, personnels peu nombreux ; la situation ne s'améliore pas au CHU de Pointe-à-Pitre. « Nous, on considère que nous sommes en situation de médecine de guerre quasiment », explique Philippe Belair, secrétaire général de la fédération santé de la CGT Guadeloupe.

« Il y a encore de graves difficultés, ajoute-t-il, et même des mises en danger du personnel et des patients dans la mesure où, quand il pleut, à certains endroits l’eau s’infiltre quasiment dans le bâtiment, dans les couloirs. Parallèlement, il y a un véritable problème concernant la disposition de matériels et de consommables ».

Pourtant, la mobilisation a payé. En août, une aide de 20 millions d'euros, qui devait être remboursable, est passée au rang de subvention.

La livraison d'un nouveau CHU en 2022

Mais ce n'est pas assez pour le syndicat. « On voudrait du factuel ! Qu’on nous démontre que l’on fait des commandes, que le matériel arrive, que la situation s’améliore, qu’on entretient le bâtiment. Ce sont des choses vraiment terre à terre qu’on aimerait voir changer sur le terrain », insiste Philippe Belair.

Parmi les inquiétudes de la CGT Guadeloupe, la construction d'un nouveau CHU. « On a quasiment l’impression qu’ils nous demandent de tenir bon jusqu’à 2022, qui est la date de livraison normalement », ajoute le syndicaliste.

La Confédération générale du travail craint que ce projet mette au second plan le centre hospitalier actuel, car ce nouveau projet est onéreux : il coûtera à l’État 580 millions d’euros.

 
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