MONTAUBAN : la mairie de droite en échec pour chasser la CGT de la Maison du Peuple !

Publié le par FSC

 

SOURCE : https://www.ladepeche.fr/2019/08/02/maison-du-peuple-le-feuilleton-continue,8343088.php

 

La mairie de Montauban va devoir revoir ses plans avant de transformer la Maison du Peuple, qui abritait les syndicats depuis 1945, en tiers-lieu, réunissant sous un même toit, la direction du développement économique de la ville, un espace de coworking et de télétravail, un laboratoire des usages... Le projet avait été présenté, en juin dernier, au conseil municipal. La délibération, votée ce soir-là par la majorité, prévoyait que les lieux devraient être libérés au plus tard le 1er septembre, notamment par le dernier occupant qui n'était autre que la CGT.


Mais le tribunal administratif de Toulouse vient de chambouler ce calendrier. Saisi au début du mois de juillet par la CGT, le juge des référés a rendu son avis : «l'exécution de la délibération du conseil municipal en date du 26 juin relative à l'affectation de la Maison du Peuple à compter du 1er septembre est suspendue, au plus tard jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la requête au fond.» Dans son ordonnance, le magistrat ajoute encore : «le projet décrit par le rapport soumis au vote des conseillers municipaux le 26 juin ne relève que d'une succession d'idées non étayée d'éléments matériels, sans que le motif d'intérêt général avancé apparaisse revêtir un caractère autre qu'hypothétique.»


La ville est désormais contrainte d'attendre que la justice se prononce sur le fond. Et cela pourrait prendre plusieurs mois. La mairie fera le point aujourd'hui sur ce dossier.

Pour la CGT, la suspension est une décision presque inespérée. Selon Jean-Marc Panfili, l'avocat du syndicat, «il y a de fortes chances à mon sens que la délibération soit, au final purement et simplement annulée. Le juge des référés a émis des doutes sérieux sur le projet avancé par la mairie qui n'avait d'autre but, à nos yeux, que de virer la CGT de ces locaux. Pour l'heure, la CGT peut continuer à occuper les locaux.»

En attendant le prochain épisode, le bras de fer engagé par la mairie et la CGT va donc continuer à la rentrée. Un feuilleton social et judiciaire qui, en résumé, avait éclaté au printemps dernier, lorsque des migrants, jetés à la rue après la fin de la trêve hivernale, avaient été hébergés à la Maison du peuple à l'initiative de RESF (Réseau d'éducation sans frontières), sans l'aval des autorités.

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