Villeroy & Boch La Ferté -Gaucher : la mobilisation continue malgré la répression !

Publié le par FSC

SOURCE :

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/villeroy-boch-les-salaries-condamnes-ne-desarment-pas-21-08-2019-8137056.php

 

Ce mercredi après-midi. Les syndicats et une partie des salariés de V & B Fliesen (ex Villeroy & Boch) n’entendent pas mettre fin à la mobilisation, malgré la condamnation de 26 d’entre eux pour sauver leurs emplois.


« Tant que nous n'aurons pas plus d'information sur une offre de reprise, nous ne lâcherons pas ! ». Anthony Pataut et ses camarades ne désarment pas.


Depuis le 19 juin dernier, ces salariés empêchaient la sortie de camions de livraison pour protester contre la prochaine fermeture de l'usine et la suppression des emplois des 113 salariés et d'une trentaine d'intérimaires, annoncées le 12 juin dernier par la direction de fabrication de carreaux de faïence haut de gamme.

Une astreinte de 300 € par jour en cas de récidive

Assignés en référé devant le tribunal de Meaux par leur employeur, ils ont été condamnés le 14 août dernier à débloquer l'accès la sortie du site, sous peine d'une astreinte de 300 € par jour et par récidiviste. Une décision qui ne leur a été notifiée que mardi par un huissier.

« Nous ne bloquions pas l'accès au site pour les salariés ni pour les matières premières mais seulement la sortie des camions livrant notre production. C'est un moyen détourné de briser le mouvement mais, au contraire, cela nous soude encore plus ! », insiste Anthony Pataut, représentant syndical CGT. « Même s'il est un peu compliqué de mobiliser des collègues ce mercredi. Cette décision fait peur à certains », reconnaît Laurent Blanchard (CGT).

La direction estime la perte de résultat à 600 000 €
Par l'intermédiaire d'une agence de communication, la direction se réjouit de cette décision précisant « que ces blocages faisaient obstacle à la liberté de circulation des personnes et de travail pour les routiers. Ces actions ont entraîné une perte de résultat de près de 600 000 € sur la période ».

En plein plan de sauvegarde pour l'emploi (PSE), Anthony Pataut rit jaune quand il entend ce montant. « Si l'usine rapportait autant en deux mois, dont trois semaines de fermeture estivale, elle n'aurait pas besoin de fermer », ironise le salarié.

« Nous voulons connaître le chiffre d'affaires du site de La Ferté -Gaucher et pas du groupe car nous savons que nous ne perdons pas d'argent ici », martèle Sébastien, membre du comité social et économique (CSE).

 

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