Aix-Marseille : 700 profs contractuels sur le banc de touche !

Publié le par FSC

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La CGT Éduc’action a organisé mercredi à Marseille, un rassemblement devant l’inspection académique, pour venir en aide aux contractuels. 700 d’entre eux sont actuellement sans affectation, conséquence des réformes Blanquer.
Plus de 15 jours après la rentrée, il manque encore des enseignants dans les établissements scolaires. Une situation qui a tendance à s’aggraver, alors que dans le même temps, sur les 1 400 contractuels que comptait l’année dernière l’académie d’Aix-Marseille, seulement la moitié d’entre eux ont été appelés à la rentrée.

Une situation jamais vue pour la CGT Éduc’action qui a organisé mercredi à Marseille, un rassemblement de soutien, destiné à organiser un mouvement parmi ces « saisonniers », dont la plupart cumulent des contrats à durée déterminée sur plusieurs années. Conséquence des réformes Blanquer et de la deuxième heure sup’ devenue obligatoire pour les enseignants titulaires, la moitié du bloc de moyens provisoires, c’est-à-dire les moyens supplémentaires accordés aux établissements pour embaucher des contractuels, a été divisée par deux. « C’est un plan social déguisé », explique Michael Scannapieco, délégué CGT et professeur de lettres au lycée Mistral à Marseille (8e). La CGT compte agir aux côtés de ces enseignants sans statut, pour qu’ils soient CDisés, ce qui leur permettrait d’obtenir une certaine progression de carrière, avant d’être titularisés.

Profs au chômage,  une rentrée sacrifiée


« La situation est devenue compliquée », assure cette professeur d’Espagnol de 45 ans, pendue, depuis la rentrée, à son téléphone, dans l’espoir d’être appelée. « Cela fait trois ans que je suis professeur contractuel et cette année, pour la première fois, je me retrouve sans poste ou avec des propositions indécentes, c’est-à-dire à des kilomètres de chez moi, pour de courtes périodes, avec des classes que je ne connais pas », déplore-t-elle.

Ce n’est pas faute d’avoir appelé plus de 40 fois le rectorat pendant l’été. L’enseignante a rejoint depuis la CGT, pour briser son isolement et condamner le traitement inacceptable infligé aux contractuels. « Nous n’avons aucune information et même pas de certificat de travail pour entamer des démarches à Pôle emploi. On nous traite comme des pions et on devrait tout accepter, sans rien dire », s’offusque-t-elle. Assurer une certaine continuité dans le métier, même précaire, permet de mettre toutes les chances de son côté, pour un jour intégrer définitivement l’Éducation nationale.

Pas de coup de fil pour cette prof d’Espagnol qui exerçait en lycée professionnel (LP). Victime collatérale de la réforme du LP où les enseignements ont été regroupés et le nombre de professeurs divisé par deux. Un désastre annoncé alors que dans 45 % des établissements à l’échelle nationale, il manquait des profs à la rentrée.

Catherine Walgenwitz

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