NANTES Urgences : rejet des mesurettes de BUZYN !

Publié le par FSC

SOURCE : https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-urgences-ce-ne-sont-que-des-mesurettes-07-09-2019-313044

Les récentes annonces de la ministre de la Santé pour les urgences n’ont pas convaincu le personnel et leurs représentants. A Nantes, la poursuite de la grève a été confirmée.

Des soignants toujours épuisés. Des services de soins saturés. La situation est toujours tendue aux urgences, comme à Nantes ou Saint-Nazaire, selon le collectif interurgences et les syndicats mobilisés. Les annonces d’Agnès Buzyn, lundi, n’ont pas calmé la colère. « Ce ne sont que des mesurettes », dénonce Olivier Terrien, délégué CGT au CHU de Nantes.

Exemple : la ministre prône une filière d’admission directe dans les services de médecine pour les personnes âgées. Sans passer par les urgences.

« Il faut vraiment prendre le problème des urgences à bras-le-corps »

« La problématique sera la même qu’aux urgences. Il n’y a pas assez de lits ! On les mettra sur des brancards dans les services de médecine, rétorque le délégué syndical. 100 000 lits ont été fermés dans les hôpitaux en France ces vingt dernières années, et ça continue. »

Même son de cloche sur la mesure visant à autoriser les Samu à envoyer des patients en ambulance vers un médecin généraliste ou une maison de santé : « Cela ne règle rien. Les généralistes manquent déjà de places pour de nouveaux patients ».

Pour la CGT, « il faut prendre le problème des urgences à bras-le-corps. Il faut arrêter les fermetures de lits et augmenter les effectifs et éviter aussi la fuite des professionnels de la Fonction publique ».

« Les personnels sont désabusés »

« Les mesures ne satisfont pas. Les personnels sont désabusés, indique Christophe Le Tallec, aide-soignant au CHU de Nantes et vice-président national du collectif interurgences. On sent une méconnaissance du terrain ! Les personnels prennent ça comme une provocation. Au niveau du collectif interurgences, on a remis un cahier avec 21 propositions quand on a été reçus le 3 septembre par la commission Carly-Mesnier (*) ».

10 000 emplois para-médicaux seraient nécessaires en France dans les urgences. « On demande une hausse des effectifs selon le référentiel Samu-urgences. »

Autre demande importante : « Comme en services de réanimation, on souhaite que les effectifs soient normés, c’est-à-dire qu’il y ait une hausse des effectifs selon l’activité. Cela n’est pas le cas aux urgences […]. On appelle les collègues de tous nos services à se mobiliser ».

La mobilisation reste intacte

Différentes actions sont prévues la semaine prochaine, avec notamment des syndicats de médecins et de pharmaciens qui rejoignent le mouvement. Mardi, le jour de l’assemblée générale à Paris, une mobilisation est prévue devant certains services d’urgences. Et mercredi 11 septembre, c’est la CGT qui organise une manifestation à Nantes avec les soignants et le public (14 h 30, devant le CHU).

 

Caroline Tréman

(*) Ils ont été missionnés par Agnès Buzyn pour mener une mission sur les urgences.

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