La violence contre le 5 décembre et la CONVERGENCE des luttes !

Publié le par FSC

C dans l'air sur une chaîne publique remplit parfaitement sa fonction de chien de garde du pouvoir !

Comme par hasard, au lendemain de l'anniversaire de l'engagement de la lutte des Gilets jaunes (GJ) l'émission, parangon de la défense du libéralisme et du macronisme a consacré son émission de ce lundi aux affrontements de samedi, notamment ceux de la Place d'Italie à Paris.

Le titre de l'émission centrant sur le social, dans la perspective manifeste de la grève reconductible du 5 décembre prochain procédant au passage à l'amalgame entre black blocks et ceux qu'ils nomment les " ultras " jaunes.

Et de prévoir dors et déjà des violences pour le 5/12 !

 

 

 

Dans cette perspective, en fin de diffusion l'objectif de l'émission s'est affiché d'une manière parfaitement cynique.

A la question lucide d'un téléspectateur :  


 " le gouvernement n'a-t-il pas intérêt à dramatiser ces violences pour créer un écran de fumée sur les retraites ? "

Raymond Soubie consultant "expert" des questions sociales auprès notamment de N. Sarkosy n'a pas hésité à répondre :

" il a intérêt manifestement à la violence pour la dénoncer, pour que les français soient contre, et assimilent à la violence tous les gens qui manifestent contre le gouvernement"

Dont acte !

Nous voilà donc avertis !

Pour tenter de desserrer la pression populaire et de contourner la colère le pouvoir entend instrumentaliser la violence et s'en rend complice en laissant faire les casseurs.

C'est d'ailleurs flagrant sur la Place d'Italie ce week-end où après avoir prétendu avoir  la situation sous contrôle, avoir encerclé les black blocks pour les arrêter et les identifier, pratiquement TOUS ont pu de dégager sans que pratiquement aucuns ne soit interpellé !

Et on peut s'interroger compte-tenu de l'utilisation qui est faite de la dégradation de la stèle du Maréchal Juin qu'aux dernières nouvelles celui qui s'est livré à cet acte, parfaitement identifiable sur les images télévisuelles ne fait apparemment pas l'objet d'une recherche disons quelque peu active pour révéler son identité et le traduire en justice.

Par provocation et une pointe de complotisme assumé nous assaille une interrogation : et si par hasard ledit pointait à la préfecture poulaga !

Comme dans les années 70 au cours de la puissante manifestation des sidérurgistes du 23 mars 1979 à Paris de «vrais policiers-faux autonomes» et des vigiles, loués à des société privées de sécurité, s'étaient infiltrés parmi les casseurs, n'hésitant pas à lancer «gaillardement» pavés et cocktails Molotov comme le livre-document "La Provocation" avait pu le révéler et le démontrer à l'époque.

 

 

L'utilisation d'actes de type blasphématoire et particulièrement révoltants pour dresser l'opinion contre les manifestants (TOUS confondus)  fait d'ailleurs partie de la panoplie provocatrice du pouvoir qui va de l'atteinte à la flamme du soldat inconnu en passant par le musée de l'Etoile ou l'attaque d'un hôpital alors même que dans ce dernier cas elle s'est révélé purement mensongère.

Dans tous ces cas au travers des médias et des chaînes d'infos en continu il s'agit de salir ceux qui protestent. Cette question est devenue une question politique qui concerne directement la responsabilité du pouvoir, du ministère de l'intérieur et qui implique du côté syndical une dénonciation de cette véritable entreprise de provocations !

Il en va des conditions de la victoire car c'est le soutien populaire du mouvement qui va être l'enjeu de cette confrontation!

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