MARSEILLE : des lits d'hôpital pour Édouard-Toulouse !

Publié le par FSC

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Le personnel de l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, dans le 15e arrondissement, à l’appel d’une intersyndicale CGT, FO et SUD a interpellé son directeur et la commission médicale, hier, à propos de fermetures de lits successives.

Il y a peu de temps, on a dû envoyer un patient à Fréjus pour ne pas le laisser à la rue car il n’y avait pas de lit disponible ici », dénonce Pierre Édouard Thiebaud, secrétaire général de la CGT d’Édouard-Toulouse, centre hospitalier du Nord de Marseille, en charge de patients souffrant de pathologies psychiatriques. 

à ses côtés, une cinquantaine de personnels de santé, qui se rassemblent tous les mardis depuis un mois, à l’appel de la CGT, de SUD et de FO. Lesquels estiment qu’une trentaine de lits devraient fermer sous peu, soit « cinq de moins par service », après une décision de la commission médicale d’établissement (CME). 
Si une partie de ces fermetures n’est pas encore actée officiellement, les salariés découvrent au compte-gouttes les services concernés. De quoi provoquer leur colère. Ils sont allés interpeller le directeur de l’hôpital, hier dans l’après-midi avant d’envahir la CME. « Trente lits de moins, c’est potentiellement trente patients à la rue », alerte Kader Benayed, secrétaire général de Sud Santé. 

Manque d’effectifs chronique
Yves Guillermain, président de ladite commission, reconnaît « qu’il y a des tensions avec les syndicats sur la réduction de l’offre de soin ». Mais c’est pour lui, « comme un cri de désespoir. En psychiatrie, nous avons les patients les plus lourds, une population précaire ». Mais surtout, un manque d’effectifs parmi les médecins - des chiffres sur lesquels la CME ne peut intervenir : « On ne peut pas faire le même travail avec 13 postes manquants… » 
L’intersyndicale, par le biais de Kader Benayed, juge « que d’autres moyens étaient possibles : le recrutement de psychologues et d’infirmiers, par exemple, pour les aider et les soulager » ou encore « le gel des lits plutôt que leur suppression ». 
Mais Yves Guillermain, comme l’intersyndicale, dénonce une problématique d’envergure « nationale ». « La relation entre soignant et soigné est mise en danger par les politiques des gouvernements successifs », tacle le président de la CME. Quand FO, CGT et SUD réclament, eux, le « retrait de la loi Buzyn et plus de moyens ».

Amaury Baqué

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