Laurent BERGER : le soutier d'un pouvoir en difficulté !

Publié le par FSC

Les médias nous serinent une histoire mensongère : suite au discours d'Edouard PHILIPPE du 10 décembre dernier faisant état de l'âge pivot à 64 ans L. BERGER ayant dressé une " ligne rouge " aurait rejoint le camp de la contestation !

FAUX ! MENSONGER !

Partisan du régime à point comme le pouvoir, largué par un puissant mouvement social, marginalisé le " premier syndicat de France " avait besoin aidé par le système médiatique de revenir dans le jeu.

Pas pour rejoindre le mouvement en exigeant à son tour le R E T R A I T, mais pour tenter au travers d'un " compromis " avec le pouvoir de permettre à ce dernier d'aller au bout de sa contre-réforme tout en se présentant comme dressé, opposé à certains des aspects de la contre-réforme, histoire aussi de se justifier par rapport à ses propres bases syndicales.

Nous en sommes toujours là !

En pire pour le pouvoir :

  • le mouvement tient en particulier dans les transports
  • l'opinion soutient majoritairement
  • le projet vendu comme universaliste a été vidé de son sens en confirmant l'existence de près d'une dizaine de régimes spéciaux dans le cadre de sa contre-réforme (pour tenter de diviser). L'opinon percevant dès lors le contenu manipulateur de l'objectif proclamé!

là PIETRASZEWSKI persiste dans le déni !

 

Alors qu'en totale contradiction avec ce que Macron affirmait encore en octobre dernier à RODEZ (voir vidéo ci-après) :  les policiers, les gendarmes, les pompiers, le personnel pénitentiaire, les contrôleurs aériens, les danseurs de l'Opéra,  les marins pêcheurs, les pilotes, les routiers ... ont obtenu d'échapper à la contre-réforme.

Les dominos s'écroulent un à un!

 

Du côté des syndicats collabo, après avoir tenté d'imposer une trêve lors des fêtes, battu également sur ce terrain par ses propres bases, à la veille de la " concertation" mise en place par MACRON et PHILIPPE pour la semaine qui vient l'idée d'un " compromis" du pouvoir avec les syndicats " qui le veulent " refait fortement surface.

Il s'agit de tenter d'isoler ceux qui continuent la lutte, les organisations qui sont à leur côté, de tenter de dresser l'opinion contre la résistance à la casse du système de retraite existant.

Le pouvoir et le système médiatique à son service comptent donc sur BERGER pour une issue qui leur soit favorable.

MAIS, M A I S ce qui sera décisif ce ne sont pas les manœuvres de sommet, les mise en scène, les accords de compromis mais la puissance de la lutte, son extension, le soutien populaire, toutes choses qui nous rendent optimistes.

Car s'il est un enseignement que l'on peut dors et déjà tirer de la confrontation actuelle c'est que le mouvement a déjà imposé des reculs au pouvoir sur ce qui était son projet initial.

Non pas qu'il renonce à ses fins MAIS qu'il doit les poursuivre dans un contexte de plus en plus défavorable pour lui.

En avant TOUTE donc pour une semaine d'extension de la lutte pour le

 

R E T R A I T

 

définitif de la contre-réforme

 

________________________________

SOURCE FRANCE INFO :

 

 

Il est devenu le 11 décembre l'acteur majeur du conflit du moment. Dans la foulée du discours du Premier ministre sur la réforme des retraites, Laurent Berger ne cache pas sa colère. En cause : l'âge pivot à 64 ans, une "ligne rouge" pour le leader de la CFDT. Même des parlementaires macronistes confient avoir été surpris par la virulence de sa réaction. La CFDT rejoint donc le camp des contestataires, alors même que le syndicat dit "réformiste" réclame depuis des années un système de retraites universel.

Considéré comme un "ministre bis du Travail"
Mais quel est le poids politique de Laurent Berger ? Il est réel, pour celui qui était décrit comme le "ministre du Travail bis" pendant le quinquennat de François Hollande. Le numéro un de la CFDT est d'ailleurs aujourd'hui le porte-voix de la social-démocratie en France, courant de pensée moribond dans les urnes (en témoigne l'état électoral du parti socialiste) mais toujours vivace dans la majorité d'Emmanuel Macron, dont beaucoup d'élus viennent de la gauche ! Laurent Berger sait qu'il a des alliés en macronie et il compte bien les faire bouger. Il l'a dit juste avant les vacances sur France Inter : "À partir du 6 janvier, la CFDT va interpeller les parlementaires, parce qu'on ne peut pas accepter cette mesure injuste". Et puis le poids de Laurent Berger est aussi celui de la CFDT, devenu le premier syndicat de France au plan national, devant la CGT.

Mais minoritaire à la SNCF et la RATP


Mais il y a un mais... Car la CFDT est très minoritaire à la SNCF et à la RATP, les deux foyers de la contestation, et parce qu'un revirement de Laurent Berger ne changerait rien aux positions de la CGT, FO ou Solidaires. Mais ce serait tout de même un signal politique fort. Alors le secrétaire général de la CFDT sera-t-il celui qui permettra une sortie de crise ? On aura peut-être la réponse le 7 janvier, date de la prochaine réunion à Matignon, voire avant si Emmanuel Macron fait des concessions lors de ses voeux du 31 décembre.

Une chose est sûre, si Laurent Berger est celui qui donne le coup de pouce décisif à la réforme, il retrouverait ce poids politique que le chef de l'État n'a jamais voulu lui accorder depuis 2017.


 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Je comprends que l on doive positiver et considerer comme des reculades les accords passes avec certains regimes speciaux , sauf qu il d agit d un trompe l oeil pour satisfaire les syndicats corporatistes et diviser le mouvement car si ces fonctionnaires ont conserve leur droit a une retraite anticipee par contre ils entreront tous dans le systeme de retraite par points ...
Répondre
A
Si vous voulez faire" front syndical de classes" ...... et strategiquement parlant ,..... peut etre serait il BON de faire confiance a la base de la cfdt et de laisser berger lecher le cul de minus 1er comme "on" dit chez moi !!!!
Répondre