BABOU PERPIGNAN utilise des prétextes pour licencier : la résistance s'organise !

Publié le par FSC

 

Chacun a reçu sa convocation en main propre ou par courrier lundi dernier. Et la notification a systématiquement été assortie d'une mise à pied conservatoire avec effet immédiat, "compte tenu de la gravité des faits qui vous sont reprochés", stipule la missive signée par le gérant de la société, Fabrice Duvinage. "On ne comprend pas, on ignore ce qu'il a contre nous, on a tous entre 10 et 20 ans d'ancienneté, lui vient d'arriver", brandit Nathalie Lemaitre, une des destinataires de l'assignation.


Le magasin gentiment pris d'assaut par les manifestants CGT


 En liquidation judiciaire début janvier dernier, le commerce discount a en effet changé de main au 1er février. "On ne sait même pas à qui on appartient réellement sur la franchise de Perpignan, ce qui est sûr c'est que depuis le rachat de la chaîne par le groupe B&M Europan Retail Value en 2018, on sent une chute d'activité. On tourne aujourd'hui à une moyenne de 15 000 euros par jour en semaine et entre 20 et 30 000 euros le dimanche. Avant, on faisait beaucoup plus et on était 35 personnels", concèdent les employés mis à pied. Tous persuadés qu'un plan social se cache sous les convocations. Le dirigeant local s'affiche surpris. "Il y a des faits, les salariés en auront connaissance lors des entretiens et là ils comprendront", justifie-t-il sans autre commentaire. "Les fautes invoquées datent d'avant l'arrivée de ce gérant mandataire, avant donc la liquidation judiciaire, on attend de les connaître", complète Charlotte Thillien, secrétaire générale de l'union locale CGT de Perpignan sud.

Le syndicat est venu motivé. Sono à fond, drapeaux au vent, le convoi stationne sur le parking tandis qu'au mégaphone un militant propose l'invasion. La ruée dans Babou n'attend pas. Les manifestants forcent l'entrée et opèrent une poussée en mêlée face à deux vigiles qui tentent de leur barrer la route. Peine perdue, le cortège s'engouffre dans les rayons en chantant à tue-tête sous les yeux d'une clientèle abasourdie. Mi-amusée, mi-gênée par les slogans qui fusent au détour des allées, interpellant notamment les consommateurs sur le "prix humain" des licenciements.

Soumis à l'interdiction de pénétrer sur leur lieu de travail, les treize salariés mis en cause attendent dehors. Médusés. Ils seront successivement reçus par le gérant de l'enseigne Babou Perpignan entre ce lundi 24 et le vendredi 28 février. La CGT promet d'être là.

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