Guantanamo : le seul endroit de CUBA ... où on torture !

Publié le par FSC

Ce matin sur France Culture diffusion de l'émission " Guantánamo, une justice d’exception " qui à sa manière dénonce les pratiques judiciaires des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme.

Sans cependant rappeler que Guantánamo c'est à Cuba et que les USA occupent cette partie de l’île tout aussi illégalement que la " justice " qu'ils y exercent.

RAPPELS :

Les USA justifient leur présence en ce lieu par la signature de traités (antérieurs à la révolution cubaine de 1959).

MAIS,

D'après Alfred de Zayas, un juriste et historien américain d'origine cubaine, « Du point de vue du droit international, les contrats de bail de 1903 et 1934 ne sont plus valables, puisqu'ils ont été imposés par la force et constituent des traités en violation du jus cogens, c'est-à-dire de normes contraignantes de droit international telles que le droit à l'autodétermination. »

Barack Obama avait annoncé sa fermeture mais il n'a pas tenu sa promesse

Et les Etats-Unis occupent donc toujours illégalement cette partie du territoire national de CUBA !

 

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L'émission de France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/guantanamo-une-justice-dexception

 

L'an prochain doit s'ouvrir le procès des cinq hommes accusés d'avoir planifié les attentats du 11 septembre 2001. Inculpés il y a déjà dix ans, ils attendent depuis une quinzaine d'années d'être fixés sur leur sort, à Guantánamo. Ils ne sont pas les seuls à végéter dans cette prison d'exception ouverte par l’administration Bush fils à la pointe Sud-Est de l'île de Cuba. Au total, 40 hommes sont toujours enfermés dans cette baie louée aux Américains depuis 1903, et les trois quarts d'entre eux n'ont fait l'objet d'aucune inculpation ou poursuite. Cinq détenus ont même été jugés libérables, mais l'administration Trump s'est pour l'instant opposée à leur sortie. "Voilà notre destin : mourir sans avoir été reconnu coupable", a confié à son avocat un prisonnier yéménite qui a fait plusieurs grèves de la faim.

Mais il est difficile de juger ces hommes sans évoquer les conditions dans lesquelles ils ont été interrogés. Et le secret-défense est régulièrement opposé à ceux qui veulent faire la lumière sur les méthodes de la CIA et de l'armée américaine dans un contexte de guerre contre le terrorisme.

Depuis 2002, 780 personnes sont passées par Guantánamo. Barack Obama avait annoncé sa fermeture mais il n'a pas tenu sa promesse. Son successeur rêverait de la remplir à nouveau si seulement elle ne coûtait pas si cher.


Le camp de Guantánamo est situé à la pointe sud-est de l'île de Cuba. Les États-Unis contrôlent le Sud de la baie depuis le traité américano-cubain de 1903, grâce à un territoire d'une superficie de 117,6 km2.

Le camp de Guantánamo est situé à la pointe sud-est de l'île de Cuba. Les États-Unis contrôlent le Sud de la baie depuis le traité américano-cubain de 1903, grâce à un territoire d'une superficie de 117,6 km2.• Crédits : Gregory Philipps - Radio France

En dix-huit ans de fonctionnement, Guantánamo a déjà coûté 6 milliards de dollars aux contribuables américains. Guantánamo qui mobilise 1 800 soldats et 300 employés privés. Avec un personnel non permanent et une rotation des gardiens tous les neuf mois. Journaliste au New York Times et spécialiste du lieu, Carol Rosenberg souligne que :

Cette prison coûte 13 millions de dollars par an et par prisonnier, d'après une étude que nous avons trouvée. Le séjour d'un militaire ici revient à peu près à 100 000 dollars. Et Guantánamo coûte cher parce que c'est loin de tout, isolé. Au total, la base compte 6 000 habitants, comme une petite ville. Sans aucune relation avec Cuba. Ils ne peuvent absolument rien acheter là-bas à cause de l'embargo politique et économique. Tout ce qui arrive ici coûte cher. La moindre chose que vous mangez est arrivée réfrigérée via un porte-container ou par un avion frigorifique qui atterrit sur place chaque semaine.

Notre correspondant à Washington, Gregory Philipps, a passé cinq jours sur place en novembre dernier à l'occasion de commissions militaires. Pour commenter son "Grand Reportage" : Mourad Benchellali, conférencier, ancien détenu de Guantánamo (pendant deux ans et demi, libéré en juillet 2004 puis condamné à un an de prison ferme en France).

Manifestation le 11 janvier 2020 devant la Maison Blanche pour marquer le 18e anniversaire de l’ouverture (et réclamer la fermeture) de la prison.• Crédits : Gregory Philipps - Radio France

Infographie publiée début novembre 2017

 

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Le témoignage d'un ancien prisonnier de Guantanamo

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