L'usine à gaz de L. BERGER ... pour tenter de sortir de la nasse dans laquelle il s'est mis!

Publié le par FSC

Rajouter de la confusion à l'usine à gaz du pouvoir, c'est sans doute ce que vont tenter BERGER et la CFDT pour donner l'illusion que leur accompagnement de la contre-réforme du pouvoir pourrait être bénéfique aux travailleurs.

Message subliminale : le syndicalisme de compromis serait plus efficace que le chemin des luttes.

Mis comme depuis longtemps l'a fortement exprimé Henri KRASUCKI :

" la régression sociale ne se négocie pas,

elle se combat"

La puissante lutte contre le projet de réforme ET ELLE SEULE a déjà imposé des reculs au pouvoir s'évertuant à diviser le mouvement ET mieux vaut donc poursuivre la mobilisation avec l'objectif inchangé du R E T R A I T que de s'en remettre à des négociations bidons, ficelées/encadrées par le régime macronien!

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Si l’exécutif renonce au levier d'un "âge d’équilibre" uniforme pour piloter le futur régime universel des retraites, le premier syndicat de France soutiendra une gestion qui ajusterait la valeur des points des futures pensions en fonction de l’allongement de la durée de vie.
Comme tous les partenaires sociaux, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, accuse la fatigue. Entouré de son équipe de choc, Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT, et Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT, il se retranche souvent derrière les enjeux redoutablement techniques du projet gouvernemental de réforme des retraites pour ne pas abattre toutes ses cartes. Cependant, alors que s’ouvrira demain 30 janvier la première séance de la conférence de financement entre gouvernement et partenaires sociaux, la centrale réformiste fait une ouverture au gouvernement... pour le débat législatif qui commencera le 17 février à l’Assemblée Nationale.

RETOUR AUX SOURCE

En échange d’un scalp - l’imposition d’un âge d’équilibre uniforme qui pourrait s’élever à 65 ans dès 2037 puis augmenter au fil des ans des 2/3 de l'espérance de vie supplémentaire de chaque génération - la CFDT propose au Premier Ministre d’ajuster la valeur des points du futur régime en fonction de l’évolution de l’espérance de vie. La nouveauté ? Dans le premier scénario, avec l'âge d'équilibre de taux plein uniforme de Matignon, les futurs retraités repousseraient leur départ à la retraite pour éviter qu'un malus ne la minore. Dans le deuxième scénario version CFDT, la future Caisse universelle des retraites (CNRU) modifierait la valeur du point des pensions en fonction de l'espérance de durée de vie des générations. Les salariés ajusteraient alors leur durée de travail sur le niveau de pension qu'ils souhaitent obtenir (depuis, sur Twitter, la CFDT a démenti ce deuxième scénario, mais nous maintenons).

Ce retour aux sources d’une pension par points constitue-t-il un progrès ? C’est ce qu’entend démontrer Laurent Berger. La CFDT considère en effet que cet ajustement est acceptable parce que par ailleurs, dans le futur système universel, la valeur de service des futurs points sera indexé sur la hausse des salaires et plus seulement sur les prix. « Une grande victoire pour les salariés » tempérée par le calendrier de ce progressisme ! L’article 9 du projet de loi, précise en effet que jusqu’en 2045, ce taux sera supérieur à zéro mais restera « compris » entre l’évolution annuelle des prix et l’évolution annuelle du revenu moyen par tête, constatée par l’Insee. Ce pour étaler son cout. Ce qui en clair veut dire que la première génération qui bénéficiera pleinement de cette avancée serait celle née en 2002 !

RENCONTRE PRÉVUE AVEC LE MEDEF

Pour « remettre la réforme du gouvernement sur de bons rails » plus rapidement, la CFDT va donc chercher à la rendre plus juste socialement, par d’autres conquêtes. D’autant plus a relevé Laurent Berger « que 40% de ceux qui liquident leurs retraites ne sont déjà plus en emploi lorsqu’ils le font. » Sur douze sujets, son syndicat veut convaincre les députés du Parti socialiste, du PC et même de la LREM de porter « ses » amendements. Ces parlementaires sponsorisés endosseront-ils dans l’hémicycle un gilet orange ?

Ainsi la CFDT veut qu'ils poussent le gouvernement à améliorer son minimum de pensions annoncé à 1.000 euros dès 2022. Que les années de chômage non indemnisées soient prises en compte dans le calcul de la durée de carrière de ces ayants droits. Renonçant à l’imposition de critères individuels de pénibilité jugés impraticables par les patronats, la centrale de Belleville pousse désormais des négociations dans les branches, de « points » supplémentaires qui bénéficieraient aux salariés travaillant dans des métiers qui génèrent 80% des maladies musculo-squelettique (TMS). « Sur ce sujet qui nous est cher, il faut passer des discours aux actes ! » a martelé Berger, en annonçant par ailleurs que les syndicats de salariés rencontreraient le 4 février le Medef pour discuter de santé au travail. Reste à convaincre les Français...

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Richard PALAO 02/02/2020 20:15

Cette position de la CFDT n est pas nouvelle , c est celle qu elle defend depuis une decennie notamment au COR , ce systeme est en vigueur en SUEDE ou regulierement une instance soit disant independante propose un reajustement de la valeur du point en fonction de l evolution de l esperance de vie avec comme resultat le choix de prendre un retraite a taux reduit ou repousser son depart