CORONAVIRUS : le deux poids deux mesures à indulgence pour les patrons

Publié le par FSC

Le confinement, la vigilance de chacun pour stopper la circulation du virus, à présent il y a consensus là-dessus.

Ceux qui n'ont pas pris conscience de la situation ou qui bravent la discipline collective nécessaire sont légitimement tancés par le pouvoir et les médias martelant qu'il est impératif de réduire drastiquement , de faire massivement chuter les contacts physiques.

Comment alors comprendre que soit toléré sur le même site, sur un même chantier  un rassemblement de plusieurs milliers de travailleurs ?

La direction de l'entreprise refusant de prendre en compte la demande des syndicats.

D'un côté donc des injonctions assorties de sanctions pour les citoyens lambda, de l'autre, du côté des entreprises au nom de la protection de l'économie les questions de santé passant dans ce cas au second plan, liberté d'appréciation des directions, des patrons, PAS des salariés et des syndicats !

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SOURCE : Ouest France

« Est-ce vraiment » essentiel à la vie du pays « de continuer à se rassembler à 5 000 personnes sur le site pour produire des paquebots qui n’ont socialement aucun caractère urgent ? », interroge la CGT dans un communiqué publié lundi, disant craindre la création d'« un foyer centralisé d’épidémie que nous rapporterions à la maison en rentrant le soir ».


Dans un communiqué séparé, le syndicat FO demande de « mettre l’entreprise en confinement et les salariés au chômage technique en leur assurant un maintien de salaire à 100 % ». 

« Les Chantiers de l’Atlantique c’est 3 300 salariés, près de 5 000 sous-traitants et intérimaires et les quelque 1 200 membres d’équipage du paquebot Apex, que nous devons livrer d’ici à la fin du mois, qui travaillent dans des espaces confinés », explique le syndicat qui demande une fermeture à l’image de celles annoncées par Michelin ou PSA.

Les deux syndicats CGT et FO réclament tous deux la fermeture des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) mais la direction ne l’entend pas de cette oreille.

Interrogée par l’AFP, la direction a indiqué avoir « pris des mesures pour, à la fois, participer à la lutte contre la propagation du virus et maintenir l’activité » des Chantiers « pour éviter des conséquences économiques et sociales ».

Un carnet de commandes plein

« Le carnet de commandes est plein jusqu’en 2025-2026 », a souligné la direction, estimant ne pas pouvoir recourir à du chômage partiel en l’absence de « rupture d’approvisionnement significative ».Parmi les mesures prises pour lutter contre le coronavirus, la direction a cité le télétravail et des « mesures sanitaires ».

Dans son communiqué, la CGT estime que les mesures présentées en comité social et économique (CSE) ne sont « pas de nature à répondre au problème ». Le syndicat cite notamment : « pas plus de 3 personnes à la machine à café et ne pas rester trop longtemps (incroyable !) » ou « ne pas prendre les ascenseurs, ou pas plus de 6 à bord (la direction n’a pas pu expliquer comment on faisait pour prendre l’ascenseur à 6 en respectant la distance d’1 mètre !) ».

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