Des nouvelles du "fief" du premier ministre

Publié le par FSC

Comme les médias système sont très discrets (c'est un euphémisme) sur ce qui s'est passé au HAVRE qui concerne directement Edouard Philippe et que les dirigeants des partis (écologistes compris) eux-mêmes évitent le sujet nous nous faisons un plaisir de reprendre l'article de la presse locale signalé par le compte Facebook de la CGT du HAVRE avec des caractéristiques qui n'ont ps l'air de satisfaire les classes dominantes : résultats inattendus du député communiste, échec des ambitions des écologistes, très faible résultat du F_haine !

De bonnes nouvelles pour poursuivre la lutte et exiger l'ABROGATION de la loi retraites illégitimement obtenue avec le 49-3 !

 

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Il n’y avait personne pour scander bruyamment le prénom du Premier ministre et candidat de la majorité municipale sortante dimanche 15 mars à l’hôtel de ville. Édouard Philippe est arrivé en tête avec 43,60 % des suffrages. Il n’empêche que l’ambiance n’était pas à la fête à la mairie, fermée au public, où de nombreux journalistes de la presse nationale trompaient l’attente après que furent tombés les résultats des 114 bureaux de vote de la ville.

Abstention, résultats inattendus... Ce qu’il faut retenir du 


La surprise de ce premier tour est double. D’abord le très bon score de Jean-Paul Lecoq, à la tête de la liste « Le Havre citoyen », estampillée divers gauche et pour partie composée de membres de son comité citoyen, qui ne sont encartés dans aucune formation politique. Le député communiste a obtenu 35,88 % des suffrages et a distancé sèchement Alexis Deck. Le conseiller municipal Europe Écologie Les Verts, qui avait choisi de partir à la tête d’une coalition EELV, PS, PRG, GE et Place Publique, pointe à la troisième place avec 8,28 %, très loin de son espérance de capitaliser sur sa proposition d’un Havre tout écologique avec d’importants dossiers : la fermeture de la centrale thermique et la solution urgente aux rejets de la décharge de Dollemard pour n’en citer que deux, dont il n’avait d’ailleurs pas le monopole dans le débat municipal.

Au Havre, où l’abstention a atteint 60,42 % ce 15 mars, la mobilisation à gauche s’est clairement faite autour de Jean-Paul Lecoq, qui est parti très tôt en campagne il y a maintenant plus d’un an. Hier soir, juste après la publication des résultats définitifs, le député PCF du Havre soufflait un « tout est possible » qui en disait long sur sa motivation dans la perspective du second tour. « On se voyait à 30 % » glissait un de ses proches.

Autant dire, que dans le camp Lecoq, où personne n’a été surpris à pavoiser, chacune et chacun croit en la victoire du nouvel homme fort de la gauche locale. L’ancien maire de Gonfreville-l’Orcher, qui a passé des mois à se battre pour réunir toutes les conditions d’une liste unique au Havre, a promis hier soir « que la discussion, le travail allaient se poursuivre » avec l’autre liste de gauche dans la perspective du second tour. Jean-Paul Lecoq veut aussi croire à un sursaut des abstentionnistes.

L’autre surprise du vote d’hier, c’est le faible score du RN (7,31 %) qui divise son résultat par deux par rapport à 2014.

« On peut encore beaucoup mobiliser », a réagi Édouard Philippe, non sans avoir fait remarquer que beaucoup de candidats aimeraient faire 43,60 % au premier tour. Pour le Premier ministre, c’est affaire de choix. « Quelque chose qui a longtemps existé au Havre : une mairie communiste qui ne dit pas comment elle financera ce qu’elle veut gratuit et ce qui a été initié par Antoine Rufenacht, continué par moi : faire en sorte d’être plus attractif, moderne. Aux Havraises et aux Havrais de dire on investit encore ou on arrête », complète le locataire de Matignon.

Comme au bon vieux temps du « Stop ou encore » d’une célèbre station de radio périphérique.

Christophe Préteux
Journaliste, responsable agence du Havre

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