LE HAVRE : pénurie des masques dans les Ehpad

Publié le par FSC

 

Au Havre, la CGT alerte sur l’absence de masques en Ehpad


Les personnels soignants travaillent sans masques dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. La CGT du Havre tire la sonnette d’alarme.

« Il faut éviter la catastrophe ! » 

Le syndicat CGT du Havre réclame le port de masque obligatoire pour les personnels soignants qui travaillent dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Si les visites sont désormais interdites aux résidents, « les agents venant de l’extérieur peuvent être porteurs et contagieux auprès d’une population la plus à risques », rappelle Tatiana Dubuc, aide-soignante, secrétaire générale du syndicat CGT des Ehpads publics « Les Escales ».


« La mesure d’un mètre ne peut pas être respectée »

Ils accueillent 664 personnes dans les six établissements du Havre, pour 600 agents, dont la moitié, selon la CGT, travaille dans le soin. « La mesure d’un mètre ne peut pas être respectée entre les soignants et les résidents ! Certains nous disent qu’il ne faut pas créer la psychose », s’indigne Tatiana Dubuc. Si la prise de température des agents est devenue systématique à leur arrivée depuis ce jeudi 19 mars 2020, la secrétaire du syndicat l’estime insuffisante, car « inefficace avec des porteurs sains ». Selon la syndicaliste, deux agents du personnel de deux Ehpads havrais seraient actuellement confinés.

Selon l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie, la distribution de masques était en cours ce jeudi 19 mars jusqu’à vendredi 20 mars, dans les quelque 120 établissements de santé et médico-sociaux de la région, les 350 Ehpad ainsi que dans les officines, à l’attention des professionnels libéraux. 

Mais l’ARS n’a pu en préciser le nombre. Et de rappeler que « la doctrine nationale veut que le port du masque est indiqué pour la prise en charge d’un cas avéré de Codiv-19 ». Contactée, la direction des Ehpads « Les Escales », n’était pas joignable.

Natalie DESSE.
 

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godin 27/05/2020 14:41

Pour relancer l'économie, la productivité et la consommation après le confinement - sans esprit punitif ou de revanche - il convient d'être rationnel et pragmatique. L'intérêt immédiat des Entreprises et de l’État est de faire travailler avec une grille de salaires raisonnable, un nombre réduit de cadres supérieurs, de hauts fonctionnaires, et, d'éliminer les postes inutiles de l'entre soi. Tout dirigeant connait les vertus de la rationalisation des postes et de la répartition des salaires équilibrées pour la rentabilité et la bonne marche collégiale d'une Entreprise ou d'un Pays. Chacun sait qu'au delà d'un certain seuil, les gens trop payés ne font plus rien, qu'ils ne sont plus qu'une charge pour la collectivité et font monter la haine. On l'aura compris à nos dépends lors de la gestion calamiteuse du Covid. Par exemple, diminuer les postes, les salaires et les avantages matériels des directeurs d'Hôpitaux, de l'ARS, des Ehpad (Sophie Boissard, 100eme niveau de salaire français gagne 1 200 000 euros par an soit 100 000 euros par mois pour diriger les Ehpad Korian et nourrir nos Parents âgés avec moins de 5€/j), de la Sécurité Sociale, de la pharmacie et de tous les responsables d'organismes et d'experts qui gravitent autour de la Santé, permet de payer immédiatement les infirmières autrement qu'avec des médailles ou de la maltraitance lorsqu'elles défilent pour dénoncer leurs conditions de travail. On ne peut pas tourner la page pour tout ce qu'elles accomplissent, et, de ce qu'elles ont accompli durant la pandémie, ce serait immoral. On a tous compris que sans les infirmières, les aides soignantes, les employés de supermarchés, les routiers, les éboueurs, les facteurs, les femmes de ménage, les petits fonctionnaires, sans les petites mains le Pays s'effondre. La relance de l'économie et de la consommation passe par des salaires qui permettent de vivre décemment, une juste répartition des fruits de la productivité industrielle, financière et du PIB (fois 3 depuis 1980) ainsi que le contrôle des prix, des marges industrielles et commerciales, de la qualité des produits, de l'obsolescence programmée, moteurs de l'inflation masquée qui appauvrit tout le monde (2 à 3%/an tous les ans). Sans abandonner la relocalisation industrielle et contenir la prédation venue de l'extérieur. o.godin