Les PROFITS OU la santé voilà le choix !

Publié le par FSC

Alors que manifestement la crise sanitaire connaît une accélération et une aggravation le vice-président du MEDEF Patrick MARTIN interrogé sur BFM  à la question du journaliste de service "est-ce qu'on est pas allé trop loin? répond  :

 

 

" ... on est passé de la sensibilisation au traumatisme et que le président de la République lui -même n'a pas été suffisamment clair dans ses propos dimanche; à tel point que beaucoup de salariés de bonne foi dans les entreprises se sont dit qu'il n'y avait pas de raison qu'ils aillent travailler si dans leur vie privée ils étaient confiné. C'est vraiment pas l'intérêt des entreprises que l'épidémie se répande au sein de leurs salariés, mais on a été très surpris par cette forme de surréaction. Effectivement beaucoup d'entreprises qui devraient continuer à travailler sont à l'arrêt sous la pression de bonne foi j'insiste, de leurs salariés "

Autrement dit les nécessités du confinement sont valables pour tout le monde sauf pour les entreprises et c'est l'économie donc le profit qui doit primer.

Mais autant il est légitime que les salariés des activités indispensables à la vie sociale et à la vie tout court (alimentation, électricité, santé ...) soient invités à rejoindre leurs postes de travail, autant cela ne se justifie absolument pas pour les autres activités comme dans l'exemle du chantier naval de Saint Nazaire regroupant 5000 travailleurs, et vient affaiblir le plan de confinement.

Et ce n'est pas la position de Bruno LE MAIRE afféré à répondre aux "préoccupations " patronales et affirmant que parallèlement à la sécurité sanitaire il faut assurer la sécurité économique qui rassurera les salariés.

Mais dans de nombreuses entreprises les salariés et les syndicats de lutte s'organisent et débrayent pour que leur droit à la santé soit respecté comme la cohérence de l'action nécessaire qui ne peut préconiser aux promeneurs de Promenade des anglais de rester chez eux rappelés aux consignes par la police .... tandis que des milliers de salariés sont rassemblés, dans l'impossibilité de respecter les distances de précaution.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article