RETRAITE universelle bidon : la cas des sénateurs

Publié le par FSC

ARTICLE datant de décembre 2019
 

La réforme des retraites prévoit que l’ensemble des salariés du public et du privé soient soumis à un système par points basé sur le budget de l’État. Il s’agit d’individualiser les pensions et de pouvoir les baisser à tout moment. Il faut aussi ajouter l’allongement de la durée du travail à 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Dans cette affaire où le gouvernement et le patronat veulent plumer tout le monde, bien sur que les sénateurs ne seront pas concernés ! Ils ne vont pas supprimer leur régime de retraite très confortable mais « l’adapter », une fois que la loi sera votée.

 

Gérard Larcher, président LR du Sénat, tente de justifier l’acrobatie : « Le régime des sénateurs est une caisse autonome qui ne reçoit aucune subvention spécifique. » Comme l’écrit Patrick Roger dans Le Monde, il s’agit d’un « régime avantageux ». « Son financement repose à la fois sur les cotisations des sénateurs, à hauteur de 12 %, sur les cotisations employeur du Sénat, pour 28 %, et le reste, 60 %, grâce à un prélèvement sur les revenus procurés par les actifs financiers de la caisse autonome de retraite des sénateurs. »

Une caisse remplie à ras bord pour les privilégiés du Sénat
 
Cette caisse très avantageuse pour les sénateurs est des plus scandaleuses, surtout quand dans le même temps les patrons et le gouvernement nous disent que les caisses sont vides. Voyons un peu de quoi il retourne dans les faits.

Toujours selon Le Monde, « Au fil des décennies, [la caisse autonome de retraite des sénateurs] a accumulé de confortables réserves qui lui permettent, grâce aux placements qu’elle réalise, de générer d’importants revenus, largement supérieurs aux besoins de financement du régime de retraite des sénateurs. Ainsi, selon le dernier rapport sur les comptes du Sénat pour l’exercice 2018, le montant de ces réserves, pour la seule caisse des sénateurs, s’élevait à près de 639,5 millions d’euros. Parallèlement, il existe une caisse de retraite du personnel du Sénat, dont les réserves se montaient à près de 779 millions d’euros. Soit un total cumulé qui dépasse 1,4 milliard. En dix ans, ce magot a prospéré de 250 millions d’euros. »

Ce régime spécial assure aux sénateurs une généreuse retraite de 2190 euros par mois et ce après un seul mandat de 6 ans. Une belle récompense pour ce travail très pénible !

Et pourtant on n’entend pas les médias dénoncer les privilégiés du Sénat
Les médias dominants qui font le service après vente du gouvernent passent leurs journées à dénigrer les soi-disant « privilèges » des régimes spéciaux des cheminots ou de la RATP, qui sont en réalité des acquis de lutte qui compensent la pénibilité de leur travail. Pourtant, on n’entend pas BFM TV et consorts sur les privilèges des sénateurs.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article