Le Mans : la CGT Renault refuse de signer le contrat “de solidarité” du groupe automobile

Publié le par FSC

Comme c'était prévisible, en s'appuyant sur le pouvoir macronien et en commençant à utiliser les ordonnances de la loi d'urgence sanitaire les entreprises capitalistes présentent la facture aux salariés.

Comme prévu les syndicats d'accompagnement acceptent les remises en cause sociales.

De leur côté les militants de la CGT organisent la résistance!

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SOURCE FR3

Par Yann Ledos
Publié le 07/04/2020

La direction du groupe automobile français a mis en place un "contrat de solidarité et d'avenir", pour faire face aux conséquences de l'épidémie sur sa production. La CFDT, FO et la CGE-CGC ont signé l'accord, pas la CGT qui affirme que ce sont les salariés qui paieront le prix de cette crise.

« Après le confinement à domicile, c’est le confinement à l’usine et dans les bureaux », scande un tract de la CGT.

Le principal syndicat du constructeur automobile français ne décolère pas contre la direction du groupe et son « contrat de solidarité et d’avenir ».

L’accord, signé par trois syndicats représentatifs (environ 50% du personnel), va pourtant être appliqué dès la reprise complète de l’activité sur onze sites Renault en France. 

Il prévoit, notamment, qu’une partie des jours de congés des salariés soit mobilisée et monétisée pour permettre le maintien de leur rémunération à 100%.
Ce sont les ouvriers qui vont payer leur chômage partiel - Christophe Janvier, secrétaire général de la CGT Renault du Mans

L’accord prévoit aussi deux dispositions potentielles pour l’employeur. La première permettrait à Renault d’imposer le travail sur six jours/semaine, plafonné à trois séances maximum au cours d’un même mois.

La deuxième permet à la direction du site de repositionner les congés d’été ou d’en changer la durée, en les diminuant si besoin jusqu’à 12 jours consécutifs.
 Christophe Janvier est le secrétaire général de la CGT Renault Le Mans / © Marc Yvard / France Télévisions

« Nous avons demandé à ce que les dividendes de cette année ne soient pas versées aux actionnaires pour soutenir l’effort de l’entreprise. Cela a été refusé », explique Christophe Janvier.

 

Le secrétaire général de la CGT Renault du Mans donne sa vision : « Nous avons pourtant calculé, à la CGT, qu’il suffirait de verser 7% de ces dividendes, soit 20 millions d’euros pour que les salariés soient entièrement indemnisés. »

Les dividendes de l’entreprise pour cette année s’élèvent à 312 millions d’euros selon le syndicat.


L’usine du Mans à l’arrêt presque total


Aujourd’hui, une vingtaine de personnes est présente dans les immenses locaux de l’entreprise, à la sortie du Mans. Quelques unités ne peuvent pas s’arrêter complètement du jour au lendemain : cataphorèse, fonderie, chauffage ou tout simplement le gardiennage de l’ensemble du site industriel.

Avant la crise du coronavirus, le site du Mans employait un peu moins de 1 900 personnes en CDI et 300 intérimaires.
 

 

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