Ph. MARINEZ s'adresse à E. MACRON

Publié le par FSC

On peut s'interroger sur la nécessité de s'adresser au Président de la République dont on connaît les intentions - au-delà des paroles de circonstances - au risque de nourrir des illusions sur le monde d'après!

Surtout, le contenu des revendications mises en avant dans la droite ligne de l'appel commun à 18 organisations,

" Plus jamais ça, construisons le monde d'après " ne nous semble pas correspondre aux enjeux et aux nécessités de l'heure.

Voir à ce propos nos textes  :

Plus jamais ça

Dialogue social OU lutte de classes

Car au fond à l'heure de la socialisation des salaires de plus de 9 millions de travailleurs pour faire face à la crise, de  l'impuissance flagrante du marché comme outil de régulation et de planification, ce qui est décisif ce n'est pas la seule redistribution des richesses mais l'appropriation et le contrôle par les travailleurs des moyens de production.

Pour mettre au centre les biens communs et l'intérêts général que l'oligarchie est incapable d'assumer!

Comme y font d'ailleurs référence les statuts de la CGT et la Charte d'Amiens elle-même et que la direction confédérale de la CGT ferait bien de respecter !

Car il s'agit bien d'expropriation capitaliste et pas d'une répartition des richesses qui revient à reconnaître l'éternité de la domination des possédants dont la crise actuelle montre à son tour la prédation et l'incapacité à assumer la communauté de destin!

 

Le Congrès  [d'AMIENS] précise, par les points suivants, cette affirmation théorique :

Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination
des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. ;

Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera dans l’avenir le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale ;

 

 

 

 

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