AUCH : répression anti-sociale et anti-syndicale ... sous couvert de mesures sanitaires

Publié le par FSC

SOURCE :

Social, Gers, Auch, Coronavirus - Covid 19
Publié le 18/05/2020 


Le 1er-Mai, n’est pas la fête du Travail mais fête internationale des travailleurs… car, telle qu’elle est célébrée de nos jours, elle tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle. Un contexte à rappeler pour comprendre la volonté d’une intersyndicale gersoise à célébrer ce moment malgré le "confinement". Rappelons que celle-ci avait programmé au soir du 1er-Mai un lancement de lanterne lumineuse pour "éclairer l’espoir d’un futur social d’après confinement" tout en mettant en lumière les "effets présents d’un égarement ultralibéral". Las. Alors que connu depuis plusieurs jours, la veille en soirée, la préfecture a pris un arrêté en urgence interdisant le lâcher… qui avait donc été annoncé et préparé par les syndicats en amont. Dans le cadre de cette préparation, la CGT avait décidé d’une distribution de lanternes près de l’hippodrome. Sur "ordre", une patrouille de police est venue signifier aux deux militants, dont le secrétaire départemental du syndicat, qu’ils allaient être verbalisés pour déplacement non valable (ne correspondant pas à l’une des dérogations). La verbalisation est concrète depuis la fin de la semaine dernière : le PV est arrivé aux destinataires. 135 € Une amende dont les syndicalistes envisagent de contester le bien-fondé.

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