Aéroports de Paris : licenciements en vue de la privatisation ?

Publié le par FSC

Opportunité sanitaire pour liquider des emplois, priorité aux profit des actionnaires, poursuite du projet de privatisation, voilà les actions et le projet maintenus du pouvoir macronien et de ses affidés!

 

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SOURCE : L' Humanité

 

ADP n’est pas près de sortir de la zone de turbulences économiques que le groupe traverse depuis l’irruption du Covid-19. Selon la communication du gestionnaire d’infrastructures aéroportuaires, le trafic aérien commercial n’a atteint à Paris au mois de juin que 6,8 % du niveau d’il y a un an. Les aéroports d’Orly, rouvert à la fin du mois, et de Charles-de-Gaulle ont certes enregistré trois fois plus de passagers qu’en mai. Mais, depuis le début de l’année, le trafic du groupe ADP est en baisse de 57,5 %, avec un total de 48,2 millions de passagers accueillis.

Les représentants des salariés prennent en compte ce nouveau contexte. Mais « la notion d’urgence brandie par la direction pour imposer ces baisses d’effectif (qui pourrait toucher 700 personnes – NDLR) n’est pas justifiée,rétorque Daniel Bertone, de la CGT ADP.

L’activité partielle devrait être utilisée pour nous donner le temps de remettre à plat notre modèle économique déstructuré, basé sur le développement des zones de commerces dans toutes nos aérogares pour profiter de la hausse du nombre de voyageurs. Covid ou pas, une baisse du trafic entraîne forcément une baisse des recettes ».

L’entreprise paye aussi un défaut de solidité financière qui peut s’expliquer par la distribution de 3 milliards d’euros en dividendes depuis l’ouverture du capital, en 2006. Les organisations syndicales ont par ailleurs en mémoire le contexte dans lequel se trouve ADP. « La mobilisation l’a repoussée, mais la privatisation est toujours là,souligne Daniel Bertone.En ramenant les effectifs au niveau des pâquerettes, c’est double jackpot pour l’acheteur. »

par  Stéphane Guérard ,

 
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