HOPITAL des Deux SEVRES : menace sur l'offre de soins

Publié le par FSC

Dans son interview complaisante de ce jour Macron a réaffirmé son intention de changer de méthode, MAIS PAS DE PROJET POLITIQUE.

La preuve par ce qui se passe à l'hôpital et qui ne peut être contrecarré que par les luttes collectives sans illusion sur le " dialogue social" proclamé avec la CFDT pour mieux tenter de museler les travailleurs et faire passer la casse sociale !

 

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L’adoption d’une direction commune pour les hôpitaux deux-sévriens ne fait que renforcer les craintes de la CGT quant à la pérennité de l’offre de soins.

Syndicat majoritaire au sein du centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres (CHNDS), la CGT n’avait pas souhaité s’exprimer à chaud, vendredi. Par la voix de son secrétaire général, Alain Fouquet, représentant au sein du conseil de surveillance, elle avait alors été la seule (sur douze membres) à voter contre l’adoption d’une direction commune aux établissements hospitaliers de Niort, du nord Deux-Sèvres (Faye-l’Abbesse, Parthenay et Thouars) et de Mauléon.

300 postes supprimés depuis cinq ans

« On a voulu faire peur en disant que c’était un vote essentiel à la survie du CHNDS, indique le responsable CGT. Mais je ne vois pas ce qu’une direction commune apportera de plus, alors que des partenariats efficaces sont déjà à l’œuvre (maternité, psychiatrie…). En fait, cette évolution ne fait que renforcer nos inquiétudes par rapport à l’avenir de l’offre hospitalière sur le territoire. L’un des dangers, c’est de faciliter ensuite la fusion pure et simple des hôpitaux. La direction nous répond qu’il n’y a aucun risque. Mais elle répétait la même chose il y a quelques années pour la direction commune… C’est un schéma que l’on connaît hélas trop bien. On nous dit toujours que ça n’arrivera jamais, et ça arrive quelques années plus tard. Il faut dire stop ! Même chose pour le CHNDS. On nous ment depuis le début. L’hôpital d’aujourd’hui n’a rien à voir avec le projet initial. »

Et Alain Fouquet de citer l’exemple des urgences disparues à Thouars et Parthenay, ou encore « la suppression de 300 postes depuis 2015 »… La CGT regrette par ailleurs le manque de transparence lié à ce choix. « On nous demande de valider un projet qui repose sur un seul homme (Bruno Faulconnier, le futur directeur). Sans mettre en doute ses compétences, pourquoi n’avoir même pas pris la peine d’étudier les autres ? Il y avait six candidats pour le poste de directeur du CHNDS. Certains avaient sans doute des idées intéressantes. Pour faire un choix, le minimum, c’est d’avoir des informations. »

A chaud : pour le collectif de défense, l’ARS détient la clé du problème

 

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Le Collectif de défense de l’offre de soins en nord Deux-Sèvres réagit lui aussi à l’adoption de cette direction commune. « Le problème du nord Deux-Sèvres n’est pas de savoir s’il faut une direction hospitalière commune avec Niort ou une direction distincte. Il réside dans l’action que conduira l’équipe de direction en place, dans sa capacité à reconstituer les équipes médicales qui ont été laminées par le regroupement du plateau technique à Faye- l’Abbesse et à rétablir les services qui ont disparu à cette occasion. L’Agence régionale de santé (ARS), hautement favorable au projet de Faye-l’Abbesse avant sa réalisation, a apparemment peu œuvré à sa réussite depuis son ouverture. Actuellement, les seuls résultats tangibles aux yeux de la population sont le coût de l’opération, l’augmentation de l’endettement public, l’étiolement de l’offre hospitalière, le recul de la prise en charge des urgences ainsi que des suppressions d’emplois et de services. Le problème réside donc aussi dans les concours que l’ARS est susceptible d’apporter à l’équipe de direction. »

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