La FERMETURE de FESSENHEIM : une ABERRATION !

Publié le par FSC

 

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La question du maintien des emplois et la légitime inquiétude des salariés à ce sujet est un des premiers arguments s'opposant à la fermeture. Cela est d'ailleurs renforcé par le fait qu'il n'y pas de projet de reconversion garantissant sérieusement l'emploi qui soit réellement mis en place. Un autre argument tome aisément sous le sens: peut-on arrêter une centrale sans que sa capacité de production soit compensée d'une manière ou d'une autre? Ces arguments sont tout à fait recevables et justifiés, pourtant quand on élargit et généralise la réflexion sur l'énergie nucléaire et sa production en France, bien des données et des éléments d'analyse sont passés sous silence. Après quelques autres, la dernière catastrophe au Japon nous rappelle que le nucléaire n'est pas un système de production comme les autres car tout accident grave peut concerner un continent voire la planète entière. Pour ce qui est le plus facile à comprendre, les eaux de mer et les poissons ne restent pas sagement confinés à proximité de la centrale mais continuent de se déplacer. (Ce qui ne fait que renforcer la nécessité qu'une telle production ne devrait jamais être...privatisée! ). On omet généralement aussi le poids financier qui pèse sur EDF par ce choix du développement nucléaire et sa volonté d'exporter...sur le Marché...avec tous les risques que cela comporte comme on l'a déjà vu. Si l'utilisation du MOX, en récupérant des premiers déchets est, somme toute assez compréhensible, il n'en reste pas moins que nous devons envisager de...traiter (?) ou enfouir les déchets ultimes, pour combien d'années: 100, 1000, 10000,...? On ne sait pas vraiment. Autre chose qu'on ne sait pas trop faire --argument qui pourrait d'ailleurs s'ajouter aux premiers évoqués--, c'est comment démonter totalement et proprement une centrale nucléaire. Le premier réacteur français, équipé certes d'un procédé différent, installé à Brennilis et arrêté depuis 1985 n'est toujours pas démonté. Pas facile d'envisager avec sérénité le futur dans ces conditions. Et est-il possible de prévoir une reconversion réaliste des terrains où sont implantées les centrales? Pour des activités aisément et immédiatement accessibles aux humains ou seulement après des années de "nettoyage"? Pas facile là non plus. Et si des parties du territoire doivent restées confinées assez longtemps, peut-on demander, comme certains le font, la construction de nouvelles centrales...pour de futurs terrains confinés? Quant à soutenir que le nucléaire assurerait l'indépendance énergétique de la France c'est oublier un peu vite que la matière première vient surtout d'Afrique (d'où quelques guerres, plus ou moins civiles ou tribales soutenues, un peu, par Areva). Il me semble que les questions essentielles qui devraient se poser à EDF (et donc, aussi, au personnel) ce sont celles concernant les autres possibilités de production. S'agissant des énergies dites renouvelables on continue d'affirmer que le stockage est impossible, ce qui est faux : on peut produire du gaz (il me semble même qu'EDF avait réalisé un site produisant de l'hydrogène...), on peut animer un volant cinétique continuant à tourner, même sans soleil ou sans vent, et restituant l'énergie. Quelles sont les études sérieuses menées par EDF (encore Service Public?) sur les moteurs stirling, les générateurs magnétiques, les systèmes "surnuméraires" (qui "n'existent pas" mais fonctionnent (voir, entre autres, La maison refuge de Fabrice André), ou sur éoliennes "individuelles" échappant au "marché" de ces géantes tournant au rythme d'une limace fatiguée (qui n'a vu ces sphères en inox briller en tournant au moindre vent au sommet des immeubles ou des toits de maison: impossible à utiliser pour produire de l'électricité?) On le voit, si bien des questions se posent à propos du nucléaire elles concernent aussi les choix d'EDF et les études à mener dans d'autres directions, si elles se posent légitimement à propos du maintien des emplois, elles se posent également à tout citoyen. Et, s'agissant "d'écologie" (autre qu'arrivisme politicien), de réchauffement et de carbone, j'aimerais que nous soient fournies les preuves que les milliards d'ondes (généralement micro-ondes, généralement pulsées par paquets) sont absolument sans effet sur l'atmosphère, les gaz, les cellules, les molécules, les atomes,...D'après quelques grands financiers c'est forcément sans effet...puisqu'ils vont envoyer des centaines de satellites pour irradier totalement la Terre afin que chacun puisse voir sur son nouveau smart-ou-hi-hiphone le dernier grand film à gros budget. Indispensable...
Méc-créant.
(Blog: "Immondialisation: peuples en solde!" )
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