Personnel soignant : "Les 180 euros en deux étapes? Ca fait loin du compte !"

Publié le par FSC

 

Plusieurs syndicats et collectifs de soignants jugent insuffisantes les dernières annonces du gouvernement, qui propose une hausse de salaire de 180 euros en deux fois, et 15 000 embauches.
 

Le projet d’accord autour du “Ségur de la santé” est loin de faire l’unanimité chez les soignants. Les négociations entre syndicats et gouvernement se sont achevées dans la nuit de mercredi à jeudi et un projet d'accord a été trouvé pour la revalorisation des métiers paramédicaux et non médicaux.

Il prévoit notamment une augmentation salariale de 180 euros par mois pour tous les salariés des métiers paramédicaux comme les infirmiers et les aides-soignants et non médicaux, comme les brancardiers et les administratifs.

“Le gouvernement n’est pas à la hauteur”
Des propositions qui ont du mal à convaincre Grégory Chakir, du collectif Inter-Blocs. “On est déçus, il y a eu beaucoup de communications autour du Ségur pour peu de résultats. Le gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux” déplore le porte-parole de ce collectif qui représente les infirmiers des blocs opératoires, et qui n’a pas pris part aux négociations. Son sentiment : “Cela donne l’impression que Jean Castex veut vite clore le dossier et passer à autre chose”.

Les collectifs et syndicats réclamaient une revalorisation salariale de 300 euros nets. Une somme censée “rattraper le retard de rémunération dû au gel du point d’indice depuis 2010 et combler une partie de l’écart de salaire avec les autres pays de l’OCDE”, rappelle Christophe Prudhomme de la CGT Santé et porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France.

Les infirmiers français ont l’une des rémunérations les plus faibles des pays de l’OCDE, selon une étude de 2017. La rémunération moyenne des infirmiers français est inférieure de 5% au salaire moyen national. En comparaison, en Espagne, un infirmier gagne 28% de plus que le salaire moyen. “On s’attendait au moins à une hausse de 300 euros pour combler cet écart incompréhensible, on est très loin du compte” déplore Grégory Chakir.

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