DORDOGNE : le ministre de la santé attendu de pied ferme ce vendredi !

Publié le par FSC

 

La CGT souhaite profiter de la venue du ministre de la Santé, vendredi 7 août, pour "obtenir des moyens à la hauteur des besoins".

La maison médicale de Lanouaille, en Dordogne, ne sera certainement pas le seul sujet évoqué par le ministre de la Santé, Olivier Véran, attendu vendredi 7 août en Périgord vert. Le syndicat CGT appelle les professionnels du secteur à se rassembler sur place ce jour-là pour "exprimer leurs revendications". 

Il s’agit "d’obtenir des moyens à la hauteur des besoins afin d’endiguer la casse programmée de notre système de santé et d’action sociale" et "d’éviter de revenir à l’anormal", explique-t-il dans un communiqué adressé aux rédactions mardi 4 août. 
Plusieurs branches du syndicat participent au mouvement : le syndicat CGT des organismes sociaux de la Dordogne, l’Union syndicale départementale CGT de la Santé et de l’action sociale et l’Union départementale.  

 
L’Union syndicale retraités CGT Dordogne soutient également l’initiative. Elle est notamment mobilisée contre deux projets gouvernementaux sur la réorganisation de la sécurité sociale.

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USR CGT 24 05/08/2020 19:07

NON A CE QUE LA DETTE CREEE PAR L’ETAT SOIT A LA CHARGE DE LA SECURITE SOCIALE, C'EST-A-DIRE AUX SEULS SALARIES ET RETRAITES.

NON A LA CREATION D’UNE 5° BRANCHE
QUI EST LA PREMIERE ETAPE A LA PRIVATISATION
DE LA SECURITE SOCIALE.

OUI AU 100% SECU !!

Le Conseil des ministres du 27 mai a adopté 2 projets de lois visant d’une part à transférer 136 Mds€ de dette de la Sécurité sociale vers la CADES (caisse d’amortissement de la dette sociale), et d’autre part à créer une 5ème branche (ou risque) de Sécurité sociale dédié à la perte d’autonomie.

DETTE SOCIALE OU DETTE D’ETAT ?


En faisant le choix de porter la dette « Covid » sur la Sécurité Sociale plutôt que d’en faire une dette d’État, le gouvernement fait un choix contestable à plus d’un titre :
D’abord parce que cette dette résulte des choix de l’État pendant la crise sanitaire, il aurait dû assumer cette dette plutôt que d’en faire porter le poids sur la Sécurité Sociale.
L’une des conséquences sera de prolonger le remboursement de la dette sociale qui devait s’achever en 2024, jusqu’en 2033. Il s’agit bien d’une augmentation d’impôts cachée contrairement à ce que répète le gouvernement.
Ensuite choisir la dette sociale au lieu de la dette d’État est absurde économiquement.
La Sécurité Sociale devra consacrer 17 Mds par an au remboursement, somme qui n’ira pas aux retraites ou à la maladie alors que les emprunts d’État se font à des taux plus intéressants que ceux des organismes sociaux.
Actuellement les taux à 10 ans sont négatifs, l’État n’aurait donc pas payé d’intérêt dans les dix ans à venir. De plus, l’État a la possibilité de faire « rouler » la dette, c’est-à-dire, à l’échéance, de réemprunter et ainsi de ne pas rembourser le capital.
Lorsque le taux de croissance est supérieur au taux d’endettement, le capital dû diminue régulièrement et la dette s’éteint toute seule.
Le choix absurde du gouvernement n’a qu’une explication. Maintenir la pression sur la protection sociale pour l’obliger à faire des économies et à réduire son champ d’application au profit des organismes privés.

LE FINANCEMENT DE LA PERTE D’AUTONOMIE


En choisissant la création d’une 5ème branche de la Sécurité Sociale, le gouvernement fait là-encore un choix contestable. Comme le signale Franck Von Lennep directeur de la Sécurité Sociale : « la 5ème branche ne sera pas sur le même modèle que les autres. Elle aura un fonctionnement et une gouvernance très spécifiques » et cela toujours sous la houlette de la Sécurité Sociale.
D’abord parce que la gouvernance s’annonce complexe compte tenu des actuels intervenants dans le domaine de la perte d’autonomie : Agence régionale de la Santé (dépendant de l’État), Collectivités locales, Sécurité Sociale).
Financement multiples et flous. Va-t-on choisir un modèle « tout impôt » à base de CSG et de TVA ? Le projet de loi signale qu’aux côtés de la Sécurité Sociale, d’autres financeurs seront partie prenante (ouvrant la voie aux mutuelles et entreprises d’assurances privées).
Ou un modèle faisant une place aux cotisations de la Sécurité Sociale ?
Il est aussi question de puiser sur le fonds de réserve des retraites et de réorienter une partie de la CSG vers la Caisse Nationale de la Solidarité et de l’Autonomie.

Pour toutes ces raisons, nous sommes opposés à la création d’une 5ème branche et demandons à ce que la perte d’autonomie soit considérée comme un risque de la vie intégrée, à ce titre dans la branche maladie de la Sécurité Sociale. C’est la seule façon d’assurer un financement solidaire fondé sur les cotisations (en supprimant toutes les exonérations patronales de cotisations par exemple) et à éviter l’usine à gaz que reconnaît le directeur de la Sécurité Sociale quand il déclare : "On part d’un existant très éclaté qu’il va falloir faire fonctionner".