La répression chez IKEA

Publié le par FSC

 

Deux salariés d'Ikea à Franconville (Val-d'Oise), "des élus du personnel" CGT, ont été mis à pied et ont passé mardi matin un entretien préalable au licenciement. La direction leur repproche leur participation à une grève le 12 décembre qui avait entraîné la fermeture du magasin, selon Amar Lagha, secrétaire général de la fédération Commerces et Services de la CGT.

Depuis le début décembre, de nombreux magasins Ikea ont été touchés par des débrayages, selon les syndicats. De sources syndicales, les salariés du géant suédois de l'ameublement souhaitaient protester contre l'absence de prime de fin d'année, ainsi qu'une dégradation des conditions de travail au cours des derniers mois.Les deux élus restent mis à pied dans l'attente de la décision d'Ikea, selon Amar Lagha."

"Atteinte au droit de grève"
"On va attaquer Ikea en justice pour atteinte au droit de grève", a-t-il ajouté, rappelant que la filiale française du groupe suédois doit comparaître en 2021 devant la justice, accusée de s'être illégalement renseignée sur certains de ses salariés par l'entremise de policiers.
 
 
 

Parmi d'autres sites, le magasin de Franconville avait été perquisitionné lors de l'enquête.

"Ikea confirme la mise en place d'une procédure disciplinaire vis-à-vis de deux de ses collaborateurs", a réagi l'enseigne, sans souhaiter faire de commentaire supplémentaire sur celle-ci.

"Ikea respecte le droit de grève dans le strict respect du cadre légal et est engagée dans un dialogue social ouvert et constructif", a ajouté l'entreprise.

P.D. avec AFP
 
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