AVIONS DETOURNES : TOUJOURS le deux poids deux mesures !!

Publié le par FSC

En juillet 2013 l'avion présidentiel d'Evo Moralès est contraint d'atérrir à Vienne (après un refus d'aterrissage de la France) et de subir illégalement une perquisition, les occidentaux sous pression américaine voulant s'assurer de la non-présence d'Edward SNOWDEN.

Véritable acte de piratage contre le président en exercice d'un état indépendant, membre de l'ONU, en violation donc des règles internationales et des protections juridiques concernant le transport des chefs d'état.

SANS QUE CELA EMEUVE LE MOINS DU MONDE NOTRE PRESSE LIBRE ET L'UNION EUROPEENNE SUR LE TERRITOIRE DE LAQUELLE L'ACTE EN QUESTION A ETE COMMIS.

Le deux poids deux mesures révélant les véritables motivation de la démarche : d'un coté faire silence sur les violations de l'ami US, de l'autre (dans le cas actuel de la Biélorussie) faire chorus dans l'émoi contre un pays et un gouvernement qu'on a projeté de renverser.

Conclusion : les fameuses valeurs démocratiques occidentales évoquées ne sont que le cache-sexe de leurs entreprises de déstabilisation.

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SOURCE : L'Humanité

C'est un monde, la chronique de José Fort.    Le 2 juillet dernier, l’avion présidentiel bolivien était interdit de survol du territoire français. Voici des extraits du récit du président Evo Morales publié dans« El Pais international ».

 
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Evo Morales explique d’abord qu’il s’apprêtait à quitter Moscou satisfait des résultats de la réunion internationale sur le gaz, des accords passés avec ses partenaires russes et sa rencontre avec Poutine, lorsqu’on lui annonce que pour des « raisons techniques » il ne sera pas possible de survoler le Portugal. Le ministre bolivien des affaires étrangères, David Choquehuanca obtient un nouveau plan de vol. Evo Morales monte dans son avion. Tout se déroule normalement. Et le président bolivien de raconter :

« Le pilote de notre avion, le colonel Celiar Arispe s’approche de moi et me dit : «L’autorisation de survol du territoire français est annulée. Nous devrions atteindre la France dans quelques instants, et nous n’avons pas suffisamment de carburant.» Il n’était plus possible de retourner à Moscou. Le pilote demande une autorisation d’atterrir en urgence à Vienne.

 

Evo Morales remercie le président autrichien qui l’accompagné jusqu’à son départ et poursuit : «On nous a installés dans un petit bureau de l’aéroport. J’ai téléphoné à notre vice-président et à notre ministre des Affaires étrangères pour connaître les raisons de l’interdiction de survol du territoire français. C’est alors que le pilote m’informe que nous ne pouvons pas également survoler l’Italie. Arrive l’ambassadeur d’Espagne qui me dit que si nous voulons faire escale à La Palmas, il doit d’abord inspecter notre avion. Je lui demande les raisons. Il me parle de Snowden.

"Je ne suis pas un menteur"

L’ambassadeur était en contact permanent avec le vice-ministre des Affaires étrangère d’Espagne. Il me dit que tous les ministres des Affaires étrangères (des pays concernés, NDLR) sont d’accord pour inspecter l’avion. Je lui dit : "Vous n’inspecterez pas l’avion. Si vous ne croyez pas que je ne transporte personne, vous me traitez de menteur, vous pensez que le président Morales est un menteur. Le président ne ment pas". L’ambassadeur sort, revient et me demande de l’inviter à boire un petit café dans l’avion. Bien entendu, pour inspecter l’avion. Je lui déclare : Vous êtes en train de me traiter comme un délinquant. Vous n’avez pas à inspecter un avion de la présidence bolivienne. L’ambassadeur sort à nouveau pour téléphoner à son vice-ministre, revient et me propose de lui parler. Je lui réponds: je n’ai rien à dire à votre vice-ministre. Si quelqu’un veut me parler qu'on m’appelle votre Président.»

Evo Morales poursuit en indiquant qu’il a téléphoné à plusieurs reprises à la présidente de l’Argentine, aux présidents vénézuélien et équatorien. Que tous comparaient le détournement de l’avion à une violation d’une ambassade. Morales avait près de lui ses collaborateurs, les ambassadeurs des pays membres de l’ALBA et le président autrichien. Quelques heures après, l’ambassadeur d’Espagne revient nerveux. Il annonce à Evo Morales qu’il peut décoller.

 

 

 

 

Wikipedia

Le 1er juillet 2013, lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision RT en marge d'une conférence des pays exportateurs de gaz en Russie, le président bolivien Evo Morales évoque son intention d'offrir l'asile à Edward Snowden1 qui se trouve alors en Russie. Snowden est un lanceur d'alerte qui, un mois plus tôt, a dévoilé des programmes de surveillance internationale secrète et généralisée développés et mis en œuvre par la National Security Agency : ces révélations lui valent de faire l'objet de poursuites criminelles aux États-Unis.

 

 

Le président bolivien Evo Morales.

Le lendemain de cette interview, le Dassault Falcon 900 de Morales qui doit le ramener de Russie en Bolivie, décolle de l'aéroport de Vnoukovo. Le vol doit se dérouter vers l'Autriche après que la France, l'Espagne et l'Italie2 lui ont signifié leurs refus d'accès à leurs espaces aériens officiellement motivés par des raisons techniques, mais en fait par crainte que Snowden soit à bord et que les États-Unis leur reprochent de permettre son transfert3 : ces refus d'accès sont vivement dénoncés par la Bolivie, l'Équateur et d'autres pays d'Amérique du Sud4,5. Dans un enregistrement sonore présenté comme une conversation entre l'équipage bolivien et la tour de contrôle de Vienne, on entend le pilote demander à atterrir en Autriche en raison du faible niveau de carburant restant6.

L'atterrissage est autorisé, mais le vice-chancelier autrichien, Michael Spindelegger, déclare que l'avion a fait l'objet d'une perquisition. Le ministre bolivien de la Défense, pour sa part, nie qu'une perquisition ait été effectuée, affirmant que Morales avait interdit l'accès de son avion aux autorités autrichiennes6,7.

 

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