BORDEAUX : 500 hospitaliers en grève pour la mobilisation nationale de la fonction publique !

Publié le par FSC

REPRIS du site CGT Unilever Le Meux (OISE)

 

 

Ce mardi 15 juin, environ 500 manifestants de différents services d’hôpitaux public mais aussi du secteurs privés de la santé ainsi que des travailleurs sociaux étaient mobilisés à Bordeaux suite à l'appel intersyndical national contre la destruction des droits et du service public !

Bordeaux. 500 hospitaliers en grève pour la mobilisation nationale de la fonction publique !

A l’appel de [toute la fonction publique par l’intersyndicale nationale CGT, FSU, SUD, FAFPT, 500 personnes ont défilé dans les rues de Bordeaux pour occuper symboliquement le rond-point devant l’ARS de la ville. Différentes branches syndicales hospitalières étaient présentes telles que SUD santé-sociaux, la CGT et FO. 

De nombreux secteurs étaient représentés : infirmiers de bloc opératoire, agents technique, assistants sociaux, aides-soignants, standardistes, agents de services hospitaliers (ASH), brancardiers, manipulateurs radio, éducateurs spécialisés, techniciens de laboratoire, etc... Les revendications étaient communes : le personnel hospitalier dénonce un manque de moyens criant pour les hôpitaux publics (et privés), qui s’est d’autant plus fait ressentir lors de la première vague de l’épidémie durant laquelle l’ensemble des services a été sur-sollicité du fait du manque d’effectifs nécessaires à la bonne prise en charge des patients.

Quant à la reconnaissance de leur travail effectué particulièrement lors de la crise sanitaire où les travailleurs de la santé étaient en première ligne, elle est en deçà de ce à quoi on pouvait s’attendre après avoir passé un confinement à les applaudir et à les qualifier de “héros”, malgré tout, toujours précaires et ayant des conditions de travail dégradées du fait des mesures austéritaires que connaît l’hôpital depuis des années.

Comme on pouvait le voir sur différentes pancartes, le personnel de santé manifeste sa colère légitime notamment provoquée par le Ségur de la santé qui promet une augmentation salariale de 183 euros à partir du 1er octobre 2021 selon des critères très spécifiques et sélectifs : plus que dérisoire pour la 1ère ligne qui a risqué sa vie pendant plus d’un an de crise sanitaire ! Sans augmentation des salaires à la hauteur, il est impossible de rendre attractif les métiers de la santé, ce qui dégrade, par un manque d’effectif, les conditions de travail d’une grande partie des travailleurs.

Cette mascarade qu’est le Ségur, qui a mis de côté de multiples services essentiels au bon fonctionnement du système de santé, est loin d’être suffisante pour répondre aux revendications des soignants, offrant seulement des miettes à ceux qui se sont exposés aux dangers de l’épidémie afin de permettre un maintien sanitaire face à un gouvernement qui gérait la pandémie de façon criminelle et absurde. C’est pourquoi toutes ces revendications ne pourront pas s’obtenir en négociant avec le gouvernement qui continue ses offensives vers une privatisation à travers l’externalisation des services de la santé publique, mais bien dans la rue où d’autres dates de mobilisation commune seront nécessaires pour imposer un rapport de force émancipé des limites corporatistes de chaque service.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Yves & Isabelle DRAY 16/06/2021 17:53

Une GREVE GENERALE QU'IL FAUT FAIRE ! BLOQUER LECONOMIE !!! Voila comment nous avons réussi à faire plier le Gél DE GAULLE en MAI et JUIN 1968 !!! C'est une grève solidaire les uns des autres ! Ensemble faites plier MACRON ET SES MINISTRES DE M......!