Rozenn contre la famille Mulliez

Publié le par FSC

REPRIS du site CGT Uiever Le Meux (OISE)

 

 

Rozenn Kevel, étudiante toulousaine de 19 ans, est licenciée pour « faute grave » par Chronodrive. Pour un tweet du 25 février 2021 dénonçant le gaspillage alimentaire de l’enseigne. Elle y était employée en CDI de 12h par semaine depuis un an. Crime de lèse-majesté contre la famille Mulliez, l'une des plus grosses fortunes françaises, propriétaire de Chronodrive.

Le Conseil de prud'hommes de Toulouse entend cette affaire ce vendredi en référé. Rassemblement de soutien à Rozenn à 12h.

Sans aucune vergogne, suite à son assignation devant la justice prud'homale, Chrondrive demande que la syndiquée CGT supporte à hauteur de 1 000 euros les frais de justice engagés par la famille Mulliez. Sans vergogne parce que l'Association Familiale Mulliez, c'est ça:

Rozenn contre la famille Mulliez

 

Lu dans L'Humanité de ce jeudi 3 juin 2021:

"Ce devait être pour Rozenn ­Kevel un petit boulot étudiant, de quoi payer son loyer. Il aura cependant fallu moins d’un an à la direction de Chronodrive à Basso Cambo, dans la périphérie sud de Toulouse, pour licencier la jeune travailleuse et syndicaliste. Ce vendredi, convoquée aux prud’hommes pour une audience en référé, celle-ci réclame sa réintégration dans son magasin et le paiement de son salaire depuis sa mise à pied en mars.

Tout commence au printemps 2020. ­Débarquée de Nantes pour étudier la ­sociologie à l’université Jean-Jaurès de Toulouse, la jeune femme de 19 ans est embauchée par la filiale d’Auchan, où elle prépare des commandes douze heures par semaine. Alors que la France sort de la torpeur forcée du premier confinement, la jeune salariée est immédiatement immergée dans un climat social tendu. « Il y avait beaucoup de colère. À Chronodrive, le travail est très stressant, toutes nos actions sont chronométrées. Quand il y a beaucoup de clients, une sonnerie retentit et elle ne s’arrête plus pendant des heures. Au début, j’avais l’impression que je ne pouvais même pas m’arrêter trois minutes pour boire de l’eau », narre-t-elle. Emportée dans le tumulte des cadences infernales et payée au minimum syndical, Rozenn décide alors de rejoindre la toute jeune section syndicale CGT de l’enseigne créée en juin 2020, pour défendre ses droits et ceux de ses collègues. Mais, avec un turnover constant et des équipes majoritairement constituées d’étudiants, la besogne n’a rien de simple. « Notre collectif de travail est très atomisé, beaucoup de travailleurs sont plutôt passifs face au combat syndical », confirme Rafael Cherfy, représentant de la nouvelle section CGT. (...)"

Et Rozenn de se se lancer corps et âme dans l'action syndicale, en défendant notamment des salariées victimes d'agressions sexuelles.

Chacun comprend que le simple tweet de Rozenn, sanctionné pour "faute grave", n'est qu'un prétexte pour licencier une jeune femme et son tout jeune syndicat qui luttent pour un monde meilleur débarrassé du joug du capital patriarcal, sexiste et anti-social.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

lou destrabat 05/06/2021 12:00

Comment aider nos camarades toulousains ?
Un ancien de "la place St-SERNIN" "immigré" en Aquitaine ....
De tels comportements patronaux doivent mener nos concitoyen(ne)s à ENFIN S' INSURGER ... et pas seulement "s'indigner" !... Lou DESTRABAT ce 5/06/2021 .