L'argent public au service des milliardaires propriétaires des grands moyens d'information

Publié le par FSC

C'est la cas de Bernard Arnault, comme de Bolloré le sponsor de Zemmour avec CNews, Europe 1, Match, le JDD ...

Ou comment l'oligarchie envahit l'espace et le débat public avec ses th-mes de division et de la défense de ses privilèges.

Briser l'hyper concentration des médias préconisée il ya bien longtemps par le Conseil National de la Résistance : une tâche plus que jamais à l'ordre du jour pour redonner au débat démocratique sa place!

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@LesEchos  et @le_Parisien

, possédés par Bernard Arnault, 3e fortune mondiale, ont touché 17 millions d'euros d’aide publique en 2019. Les invités du #ClubIndé s’en étranglent.

 

 

Trois événements concomitants ont accompagné la préparation de Club indé, notre club de la presse indépendante. Un court-métrage de Reporters sans frontières (Le Système B) consacré à l'emprise économique, idéologique et antijournalistique de Vincent Bolloré sur les médias dont il prend le contrôle, l'un après l'autre ; la mise à l'écart d'Hervé Gattegno, jusque là directeur de Paris Match et du JDD, par ce même Vincent Bolloré ; et, parallèlement, le lancement à succès d'un financement participatif par le Fonds pour une presse libre, à l'initiative de Mediapart, pour permettre aux médias indépendants de se développer.  La presse indépendante peut-elle influencer la conversation nationale et lutter contre la bollorisation-zemmourisation en cours ? Nos invités : François Bonnet, de Mediapart, Agnès Rousseaux, directrice de l'hebdomadaire Politis et coordinatrice du site web écologique et social Basta!, Latifa Oulkhouir, directrice du Bondy Blog, et Nicolas Barriquand, rédacteur en chef de l'antenne lyonnaise de Médiacités, un site d'enquêtes qui couvre Lille, Nantes, Toulouse et Lyon. Voici trois extraits de notre émission : 

"BASTA !" GAGNE TOUS SES PROCÈS CONTRE BOLLORÉ

Agnès Rousseaux témoigne dans le court-métrage de RSF, et pour cause : son site, Basta!, a une longue histoire judiciaire avec Vincent Bolloré, depuis un article paru en 2012 sur la pratique d'accaparement des terres en Afrique et en Asie par plusieurs multinationales. "Aucune entreprise ne nous a poursuivis, sauf Bolloré, qui s'est un peu acharné. On gagné en première instance, il a fait appel. On a gagné en appel, il est allé jusqu'à la Cour de cassation, on a gagné également [...] Ce sont des poursuites-bâillons pour que les médias s'autocensurent."

 

L'acharnement de Vincent Bolloré contre ceux qui enquêtent sur ses affaires

 

ZEMMOUR, UNE CRÉATURE DES JOURNALISTES

Parler des médias de Bolloré, c'est inévitablement évoquer son produit d'appel, Éric Zemmour, propulsé quasi-candidat à la présidentielle. Pour François Bonnet, et comme nous l'avons écrit, pas de doutes : les médias l'ont fait. "Zemmour, c'est quand même une création médiatique. C'est pas seulement Laurent Ruquier qui, pendant dix ans, l'installe dans l'émission On n'est pas couché [...] Comment, depuis six mois, les journalistes et les sondeurs peuvent tourner en boucle en fabriquant n'importe quelle étude d'opinion, qui ont toutes été démontées par les spécialistes des sondages ?"  

 

Zemmour et la responsabilité des médias

QUAND L'ÉTAT SOUTIENT LES MILLIARDAIRES

Nous contemplons un schéma issu du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne qui en dit long sur les aides d'État à la presse : neuf groupes de presse représentent 61% des aides directes, ce sont de grands groupes. 24% de la totalité des aides directes à la presse a été versé au groupe LVMH pour Le Parisien et Les Échos, dirigé par Bernard Arnault qui "fait partie des trois premières fortunes mondiales", rappelle François Bonnet, "avec Elon Musk et Jeff Bezos".  "En 2019, il touche pour ces deux titres 17 millions d'euros. C'est l'une des trois premières fortunes mondiales et il a besoin de l'argent public ?" Le Spiil a dû mener une bataille pour obtenir ces informations, ajoute Agnès Rousseaux : "Aujourd'hui, la bataille à mener, c'est la redistribution de ces aides de manière beaucoup plus pertinente." Nicolas Barriquand ajoute : "Pour donner un ordre d'idées, parce que 17 millions d'euros on ne se rend peut -être pas compte de ce que ça représente, nous, à Médiacités, on a besoin de 200 000 euros pour assurer notre pérennité sur le long terme.

VIDEOS à l'adresse :

https://www.arretsurimages.net/emissions/club-inde/club-inde-bollore-des-quil-prend-un-media-il-met-ses-hommes

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