L'e,pire médiatique de BOLLORE, sponsor de Zemmour

Publié le par FSC

 

 

EXTRAITS de l'article de l'Affranchi :

 

Pour en revenir aux médias en particulier, il faut ajouter que dans le cas de la concentration médiatique, le profit n’est pas la seule finalité. En effet, le média de masse, en plus de fonctionner sur un mode capitaliste, est un levier de pouvoir tout à fait extraordinaire, comme nous le verrons sous peu, et est donc à ce titre également très intéressant à posséder pour un actionnaire aujourd’hui, à l’heure de la tertiarisation triomphante et de la financiarisation du capitalisme occidental.

Il y a donc une double finalité au fait de vouloir détenir une pluralité de médias : engranger des profits, et tisser l’hégémonie culturelle, c’est-à-dire accroître l’emprise idéologique du modèle capitaliste sur le corps social et politique.

...

En réalité, c’est bien l’actionnaire qui désigne le producteur en chef ou le rédacteur en chef du média, lequel est chargé de déterminer la ligne du journal et/ou de la chaîne de télévision. Ainsi, Vincent Bolloré a radicalement transformé I-Télé, pour en faire CNews, en supervisant très ouvertement, et sans aucun scrupule vis-à-vis de l’indépendance des rédactions, le changement de ligne de la chaîne.

...

De plus, cette quête de l’audimat pousse les journalistes à distordre les faits, à dramatiser de manière outrancière certains événements d’actualité pour gonfler leur audience, en jouant sur les préjugés, les peurs, les passions du public. C’est un jeu pervers, malsain, et dangereux, qui alimente en partie le phénomène de la montée de l’extrême droite, et le dégoût croissant des classes populaires à l’égard des journalistes, vus, assez logiquement, comme des individus amoraux, carriéristes, et proches des élites.

...

 

Ainsi, voici quelques propositions que nous adressons au lecteur, concernant ce à quoi pourrait ressembler une politique médiatique socialiste si nos idées étaient appliquées par un pouvoir allié.

  • Premièrement, nous interdirions la possibilité pour un même actionnaire de posséder des parts de capital dans plus d’un média différent, afin d’empêcher la possibilité de concentration capitaliste.

  • Ensuite, nous ferions en sorte de créer un droit de préemption pour les salariés d’entreprises menacées par des fermetures ou des plans sociaux.

  • De plus, nous ferions appliquer la loi sur les sondages de 2011, enterrée depuis.

  • Nous interdirions également les publicités dans les programmes destinés aux enfants, et la mise en scène d’enfants dans les publicités. Plus généralement, nous réduirions progressivement la part de temps destinée à la publicité dans les programmes, pour ne laisser subsister que celles ayant un intérêt public national ou local (publicité en lien avec la santé, par exemple). La subvention viendrait dans un premier temps soutenir la diminution des sources de financement liées à la publicité.

  • Pour continuer, nous supprimerions les comités d’éthiques consultatifs existant actuellement, aux modalités de désignation floues, au profit du CEM (dont nous parlerons plus loin).

  • Nous ferions appliquer un code de bonne conduite pour les journalistes (dont le principe n’aurait rien à voir avec de la censure).

  • Enfin, nous renationaliserions la chaîne TF1, qui n’aurait jamais dû être vendue à Bouygues.

ADRESSE de l'article :

https://instituthommetotal.fr/affranchi/vincent-bollore-ou-la-conquete-d-un-empire-reflexion-sur-la-concentration-mediatique-en-france-267

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article