VITE : les 32 HEURES !

Publié le par FSC

 

 

  • Reprenons la main sur la réduction du temps de travail

 Les finalités du travail, son organisation, sa durée tout au long de la vie, sont des questions au cœur de l’affrontement capital/ travail.

Pour le capital, le travail reste appréhendé comme un coût qu’il faut constamment réduire afin de maximiser toujours plus les profits. Dès lors qu’il est à l’origine de la production des richesses et de la valeur ajoutée produite, le temps passé au travail aurait par ailleurs vocation à être sans cesse augmenté par différents leviers.

Pour cela, le patronat joue sur plusieurs tableaux : l’augmentation du temps de travail dans ses dimensions annuelle, mensuelle, hebdomadaire ; l’explosion de différentes formes de travail à temps partiel ; le recours aux heures supplémentaires ; la multiplication des temps de travail non déclarés ; la recherche continue du recul du droit au départ à la retraite…

Dans le même temps, comme pendant chaque période de crise, la réduction du temps de travail est massivement utilisée par le patronat et le gouvernement à travers la précarité, le chômage, les temps partiels imposés, l’utilisation massive du chômage partiel…

De telles évolutions concourent à une fracturation toujours plus grande de la société et du monde du travail, avec une généralisation de l’insécurité professionnelle permanente, la dégradation des conditions de travail, des salaires, des traitements, des pensions de retraite, qui ne permettent pas aux travailleur·se·s et aux retraité·e·s de vivre décemment.

Pour la CGT, d’autres choix sont nécessaires et possibles, fondés sur l’ambition de la transformation sociale et d’une conception émancipatrice du travail. C’est dans ce sens qu’elle publie ce livret et qu’elle entend mener campagne pour une nouvelle étape de la nécessaire réduction du temps de travail à 32 heures, encadrée, organisée et négociée.

Une nouvelle étape pour :

  • permettre à toutes et à tous de travailler par les créations d’emplois nécessaires à la satisfaction des besoins, des emplois de qualité, qualifiés et correctement rémunérés ;
  • permettre au monde du travail et à ses organisations syndicales, par la démocratie au travail, par la démocratie sociale, de décider et de reprendre la main sur la manière dont la réduction du temps de travail doit être organisée ;
  • créer les conditions de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et de l’égalité dans l’articulation entre vie professionnelle et vie privée ;
  • permettre aux salarié·e·s de disposer des temps nécessaires pour s’investir sous différentes formes dans la vie de la cité ;
  • permettre à toutes et à tous d’accéder, sur le temps de travail, à la formation professionnelle tout au long de la carrière ;
  • permettre enfin de révolutionner la manière de travailler, de se déplacer, de produire et de consommer, pour répondre à l’urgence de la mise en œuvre d’une nouvelle logique de développement respectueuse de la planète et garantissant aux générations d’aujourd’hui et de demain la satisfaction de leurs

À celles et ceux qui ont toujours prétendu et ne cessent de prétendre que la réduction du temps de travail serait non finançable, les propositions et revendications de ce livret entendent apporter la démonstration contraire.

Cette bataille revendicative s’inscrit plus largement dans la construction du nouveau statut du travail salarié et de la sécurité sociale professionnelle.

La CGT appelle les salarié·e·s du privé et du public, les privé·e·s d’emploi, à apporter toute leur contribution à cette campagne pour la réduction du temps du travail et le passage aux 32 heures, et à poser en grand la question : « La réduction du temps de travail, les 32 heures, vous les voulez comment ? »

Il s’agit d’apporter une nouvelle pierre à la construction de l’émancipation humaine.

Il s’agit de transformer le travail pour transformer la société.

 

  • Sommaire
  1. La réduction du temps de travail sans perte de salaire, c’est possible et bénéfique si on l’organise P4
  2. La réduction du temps de travail n’est ni l’ennemie du salaire ni celle de l’emploi P6
  3. La réduction du temps de travail sans perte de salaire, c’est nécessaire pour faire face immédiatement à la crise P9
  4. La réduction du temps de travail est un puissant levier de réduction des inégalités femmes-hommes P10

 

  1. La réduction du temps de travail pour préserver l’environnement et transformer la société P12
  2. La réduction du temps de travail pour prendre en compte les évolutions technologiques et instaurer un droit effectif à la déconnexion pour toutes les catégories de salarié·e·s P14
  3. La réduction du temps de travail pour réduire la pénibilité et pouvoir partir à la retraite à 60 ans en bonne santé et à taux plein P17

Conclusion            

 

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