L'ARNAQUE de la "Grande sécu " : PRISE EN CHARGE DES MUTUELLES : UN CADEAU EMPOISONNE

Publié le par FSC

On nous fait parvenir pour diffusion :

Les néolibéraux avancent désormais masqués. Quand ils dévoilent leurs intentions, ils font l’unanimité contre eux. Hors de question d’affirmer à nouveau que l’hégémonie du privé déboucherait sur des « paysages florissants ». Ils l’ont compris. De même que la privatisation de l’électricité se drapait des oripeaux du « service public », de même le lobby assuranciel, proche de Denis Kessler qu’on ne présente plus, propose une « grande sécu ».

La mise en œuvre de ce projet est bien avancée dans le privé. L’ANI du 11 janvier 2013 inscrit dans la loi en juin suivant (merci P.S. et C.F.D.T. !), prévoit l’envoi d’une part des cotisations sociales vers des mutuelles plus ou moins privées. La loi Dussopt de 2019 veut transférer ce mécanisme aux trois fonctions publiques. Détail qui tue : les principes européens d’accès à la commande publique obligent les employeurs publics à mettre les mutuelles en concurrence avec les sociétés privées d’assurance. Le loup se pourlèche déjà les babines !

Le Gouvernement propose donc que les employeurs publics : Etat, hôpitaux et collectivités locales offrent sur un plateau une contribution. De l’argent public pour garantir aux fonctionnaires ce que la sécu ou leur régime spécial ne prend pas en compte. Voilà l’appât pour les organisations syndicales. Celles-ci ont du mal à refuser le principe. L’amélioration de la feuille de paye nette est dans l’immédiat difficile à refuser.

Sauf que…une fois la porte de la bergerie ouverte, pourquoi ne pas continuer ? Le système couvrira demain 20% des dépenses de santé et annexes (maintien de la rémunération pour les malades, notamment). Pourquoi pas 40 demain, aux conditions des assurances… C'est-à-dire en fonction de l’âge, de l’état de santé, du niveau de cotisation etc… Déjà la PSC « oublie » les retraités, éjectés du système dès la fin de leur carrière. Il payeront intégralement des cotisations doublées.

Le système se négocie dans des conseils. Surprise : la délégation CFDT vient, sans forcément le justifier au fond, d’y rejoindre le « front du refus ». Le Gouvernement a reculé. L’extension du système aux agents publics territoriaux est retardée. Ne boudons pas notre plaisir ! Profitons-en pour remettre en cause le principe.

Etendons la protection, certes mais en respectant le principe de gestion paritaire (qui s’applique notamment aux caisses de retraite) et de solidarité notamment intergénérationnelle. Un syndicat digne de ce nom ne saurait approuver quoi que ce soit d’autre.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Pas d accord : Un syndicat digne de ce nom devrait combattre la gestion paritaire qui nous a été imposée par la droite et qui de fait confie la gestion des caisses au patronat grâce a la trahison d un seul syndicat, il faut revenir aux elections démocratiques des administrateurs et a la gestion par les seuls représentants des salariés puisque c esr leur salaire socialise qui finance ces caisses....
Répondre
O
Bonjour camarade,

Tu as évidemment raison dans l'absolu. Mais aujourd'hui défendre le paritarisme nécessite
un certain courage et une campagne d'explications que peu d'instances de la CGT osent mener...