« Plus possible de continuer comme cela » : un préavis de grève déposé aux urgences du CHU de Rouen

Publié le par FSC

La casse continue ... la résistance aussi !

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SOURCE : Paris Normandie

À l’appel des syndicats CFDT, CGT, FO et SUD, un préavis de grève illimité a été déposé et prend effet à partir de lundi 27 décembre au sein des urgences du CHU de Rouen. Les agents dénoncent la dégradation des conditions de travail.

Un préavis de grève illimitée aux urgences du CHU de Rouen a été déposé et prend effet à partir du 27 décembre
Un préavis de grève illimitée aux urgences du CHU de Rouen a été déposé et prend effet à partir du 27 décembre - Boris MASLARD/PN

« C’est un cri de colère, ce n’est plus possible de continuer comme cela », se désespère Évelyne Bourgeois, responsable syndical CGT des urgences du CHU de Rouen. À l’appel des syndicats CFDT, CGT, FO et SUD, un préavis de grève illimité a été déposé et prend effet à partir de lundi 27 décembre au sein des urgences du CHU de Rouen. Il concerne l’ensemble des agents.

La dégradation des conditions de travail focalise la majeure partie des mécontentements. « On manque de lits, de matériel et cela n’est pas lié à la crise du Covid », explique Évelyne Bourgeois. Une situation déjà dénoncée depuis plusieurs mois par le personnel hospitalier. « Aux urgences, c’est du non-stop 24 h sur 24. Certains patients peuvent rester longtemps avant qu’on leur trouve un lit », déplore Évelyne Bourgeois. Des conditions qui, selon elle, ont un impact sur la sécurité de ces derniers.

 « Quand on tire sur la corde, ça pète »
 

« Nous avons eu des départs d’agents qui n’ont pas été remplacés, poursuit la syndicaliste. La direction nous répond que malgré les campagnes de recrutement ils ne trouvent personne ». Les syndicats dénoncent également la réquisition du personnel des urgences pour aller dépanner pour combler le manque de personnel dans d’autres unités, « alors qu’aux urgences on est déjà en galère de personnel ».

 

 La direction est plutôt à l’écoute, concède Évelyne Bourgeois, elle reconnaît les difficultés. Mais il y a un problème de management des cadres. Quand on tire sur la corde, ça pète et les agents se mettent en arrêt maladie ». Aucun débrayage n’est prévu lundi 27 décembre, « nous sommes déjà en effectif réduit avec les vacances ». Selon nos confrères de 76Actu, les soignants des urgences doivent être reçus dans les prochains jours par le DRH de l’établissement.

 
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D
Bravo ! Mais il faut appeler à voter MÉLENCHON ! Car la droite avec PECRESSE ce sera la même chose, elle le dit elle elle-même, puisqu'elle affirme vouloirs continuer a baisser les effectifs..
Stopper cette hémorragie EN VOTANT ET APPELER A FAIRE VOTER MÉLENCHON. POUR UNE FRANCE FRATERNELLE ET HUMAINE
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