Manosque : Une manifestation pour défendre le service des Urgences

Publié le par FSC

  • 09 janvier 2022

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Manosque : Une manifestation pour défendre le service des Urgences

A l'appel de la CGT Santé, une centaine de personnes s'est réunie ce samedi soir devant les Urgences pour protester contre la fermeture du service lundi soir, et les manques de personnels.

Jeudi, était annoncée la fermeture pour deux nuits (samedi 8 et lundi 10 janvier) du service des Urgences de Manosque, avant qu'une solution ne soit trouvée pour ce samedi soir (mais pas pour lundi) permettant ainsi au service d'être finalement ouvert. Face à cette situation dûe au manque de médecins disponibles, la CGT Santé avait lancé un appel à manifester ce samedi soir devant l'établissement.

"Une gestion de bricolage"

Si les températures étaient très fraîches en ce début de soirée, malgré tout, une centaine de personnes était au rendez-vous de la CGT Santé, "alors qu'il manque neuf médecins", reconnaissait Jean-Claude Ghennaï, secrétaire général du Syndicat CGT de l'hôpital de Manosque. "C'est énorme. Il y a une gestion faite de bricolage de la part de l'ARS, et pas seulement à Manosque. Aujourd'hui, c'est nous qui sommes en souffrance, demain cela pourrait être d'autres établissements de la région qui sont sur la corde raide au niveau des Urgences, avec de moins en moins de médecins. C'est très inquiétant pour la santé de tous".

Le responsable syndicat rappelant notamment qu'à "Manosque, le centre hospitalier couvre un bassin de vie de 100 000 personnes... Si le service est fermé, où seront traitées les urgences ? Aix-en-Provence ? Digne ? Sisteron ? Toutes sont à plus d'une demi-heure de route... On met clairement en danger la santé des citoyens du bassin".

Clairement, pour le syndicat, le système de santé bat de l'aile et les Urgences sont les principales victimes, alors qu'il y a une désaffection de médecins, et qui ne date pas d'hier... "Ce n'est pas la situation sanitaire actuelle qui provoque cette situation", ajoute Jean-Claude Ghennaï. "Aujourd'hui, beaucoup de médecins vont vers le privé, pendant que d'autres préfèrent se mettre en intérimaires pour gagner plus et surtout choisir leurs horaires et jours de travail"...

La CGT Santé souhaite se faire entendre et permettre que des solutions soient trouvées, et pas seulement à court terme... Après avoir rencontré l'ARS, le syndicat espère une avancée, tout en continuant à travailler avec la direction de l'établissement et du GHT, dirigé par Franck Pouilly. Surtout "que d'autres services pourraient être touchés prochainement par ces absences... Mais pour le moment, on se bat pour les Urgences qui sont fondamentales", conclut Jean-Claude Ghennaï.

Guillaume MESSIEN

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E
SOUTIENT TOTAL !
OU EST PHILIPPE MARTINEZ ?
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