CHARONNE ; un crime d'état !

Publié le par FSC

REPRIS d'ubn article de la Charente Libre :

MASSACRE DU MÉTRO CHARONNE : UN HOMMAGE ET « UN PETIT PAS » POUR MACRON
  
Massacre du métro Charonne : un hommage et « un petit pas » pour Macron
Syndicats et associations de victimes ont commémoré le 60e anniversaire de la tragique manifestation.Photo AFP
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Emmanuel Macron a rendu hommage mardi aux manifestants morts au métro Charonne à Paris le 8 février 1962 lors d’un rassemblement contre l’OAS violemment réprimé. C’est le Premier président, en soixante ans, à rendre hommage aux neuf victimes de cette manifestation organisée entre autres par le parti communiste, la CGT, et l’Unef. Elle suivait une série d’attentats de l’OAS - l’Organisation armée secrète, bras armé clandestin des ultras de l’Algérie française - dont l’un, visant André Malraux, avait défiguré la veille une fillette de 4 ans.

 

Dans un bref communiqué, Emmanuel Macron a déclaré : « le 8 février 1962, une manifestation unitaire a été organisée à Paris pour la paix et l’indépendance en Algérie et contre les attentats de l’OAS. Elle a été violemment réprimée par la police : neuf personnes ont perdu la vie, plusieurs centaines furent blessées ». « Soixante ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes et de leurs familles ».
 

Mardi, en fin d’après-midi, des gerbes ont été déposées sous la plaque scellée sur le carrelage blanc du métro où sont inscrits leur nom. Une minute de silence a été respectée en leur mémoire. Dans la matinée, c’est le préfet de police de Paris Didier Lallement qui a déposé une gerbe au nom du président, lors d’une cérémonie au cimetière du Père Lachaise.

Les propos d’Emmanuel Macron sur Charonne n’ont cependant pas apaisé mardi les associations et syndicats qui réclament une reconnaissance d’un « crime d’État ». « L’agression policière d’État exercée » n’est toujours pas réparée, a réagi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « On ne saurait se contenter d’un communiqué de l’Élysée sous forme d’excuses, c’est insuffisant ». Également présent, le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a qualifié de « modeste » et « petit pas » le geste de Macron, et insisté sur l’indispensable « devoir de la mémoire » à l’heure où « le vent mauvais de la haine souffle à nouveau ».

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