Combattre le nazisme: le double discours des Nations unies et de l'OTAN

Publié le par FSC

SOURCE : France Soir

 
Publié le 14/03/2022 à 15:43

Un manifestant brandit une pancarte montrant les visages d'Adolf Hitler (Allemagne nazie) et du président russe Vladimir Poutine dans différentes poses et superposées, lors d'une manifestation contre l'opération militaire de la Russie en Ukraine.

JACK GUEZ / AFP

Le 12 décembre 2021, les deux seuls pays qui ont voté contre la résolution de l'ONU visant à combattre le nazisme sont les États-Unis et l'Ukraine. Par ailleurs, tous les membres de l'OTAN, s'ils n'ont pas voté contre, se sont abstenus. Une prise de position étonnante, qui semblait déjà incohérente avec le discours anti-nazi tenu par les gouvernements occidentaux. Rétrospectivement, au vu du conflit russo-ukrainien qui a explosé fin février dernier, ces votes apparaissent encore plus... éloquents.

Combattre la glorification du nazisme, un objectif commun ?

L'Assemblée générale des Nations unies adoptait cette résolution à la majorité, visant à "combattre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée" : 130 votes pour, 2 contre, et 49 abstentions. Rien de particulièrement étonnant, tant que l'on ne se penche pas pour savoir qui a voté quoi.

 
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Les États-Unis et l'Ukraine ont voté contre, et parmi les 49 abstentionnistes, l'on retrouve tous les membres de l'OTAN. Double discours ou manque de cohérence ? En tout cas une dissonance, surtout quand on sait que le qualificatif péjoratif de "nazi" était utilisé à l'envi par les gouvernants occidentaux, par exemple pour discréditer les manifestants anti-pass.

À la lumière des événements récents, après que la Russie a attaqué l'Ukraine en annonçant vouloir la "démilitariser" et "dénazifier", ces votes apparaissent sous un autre jour. D'autant qu'aujourd'hui, les pays qui soutiennent l'Ukraine dans ce conflit sont aussi les membres de l'OTAN, et que les États-Unis sont sous le feu des critiques à cause de la présence de nombreux laboratoires biologiques américains en Ukraine.

Lire aussi : Les États-Unis confirment l’existence de laboratoires biologiques en Ukraine, la Russie exige des réponses

Sur Twitter, les internautes ne se sont pas privés de souligner le parallèle, plus ou moins implicitement :

Décidément, l'idéologie nazie fait la une de l'actualité dans un sens comme dans l'autre depuis l'explosion du conflit. L'OTAN s'est fait prendre la main dans le sac en postant (malencontreusement ?) une photo d'une militaire arborant un symbole néonazi, Facebook et Instagram autorisent les appels à la violence contre les Russes, et enfin Amazon dévoile une série de produits dérivés aux couleurs de combattants néonazis.

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Oui il faut combattre le nazisme partout dans le monde, mais la croisade anti nazi de Poutine en Ukraine est pour le moins hypocrite, puisque les partis nazis sont autorisés en Russie, se présentent aux élections, sont utilisés comme supplétifs de la police pour agresser les opposants et comme supplétifs de l armée pour des opérations extérieures avec notamment le groupe Wagner dont le chef est un néo nazi notoire couvert de tatouage de croix gammees et admirateur d Hitler et de son musicien favori.
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