HOPITAL, Urgences mission esbroufe et diversion de Macron à Cherbourg!

Publié le par FSC

 

Comme si la crise de l'hôpital et celle des urgences était une découverte récente et comme si la casse de l'hôpital public ne résultait pas des politiques suivies depuis des dizaines d'années et aggravées par Macron.

L'hôpital traité comme une entreprise privée pris en tenaille entre le financement à l'acte et l' ONDAM, outil destiné à comprimer les dépenses publiques, politiques connues et dénoncées par les personnels hospitaliers depuis longtemps :

 

" Les moyens alloués à l'hôpital public et la maîtrise des coûts sont au coeur des revendications des personnels hospitaliers. Après la mobilisation des services d'urgences en 2019, des médecins hospitaliers, chefs de service ou responsables d'unité, ont collectivement démissionné de leurs fonctions administratives en janvier 2020. Tous dénoncent des moyens toujours plus contraints qui ne permettraient plus d'assurer correctement la prise en charge des patients. Ils dénoncent aussi les règles de gestion des hôpitaux et son mode de financement fondé sur la tarification à l'activité. "

Macron se fout de la g... du monde et est sans doute inquiet de l'impact de ce qui se passe quant à son résultat électoral dans les proches législatives.

Et comme d'habitude il répond par un coup de communication visant à anesthésier le mécontentement montant confirmé par l'absence d'état de grâce suivant d'habitude la présidentielle.

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Hôpital : Emmanuel Macron lance une « mission flash » sur les difficultés des services d’urgences

Selon le président, le système de santé doit faire l’objet d’une « vraie révolution collective ». Le professeur François Braun, président de SAMU-Urgences de France, devra remettre ses conclusions « au plus tard le 1er juillet » à la ministre de la santé.

Le Monde avec AFP et Reuters

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Le président Emmanuel Macron lors d’une visite à l’hôpital de Cherbourg, le 31 mai 2022.

Le président Emmanuel Macron a annoncé, mardi 31 mai, une « mission d’urgence » d’un mois pour diagnostiquer la crise des services d’urgences à l’hôpital et proposer des pistes pour y répondre, première étape d’un plan devant être décliné à l’échelle des « 1 200 bassins de vie » français.

Le professeur François Braun, président de SAMU-Urgences de France, devra remettre ses conclusions « au plus tard le 1er juillet » à la ministre de la santé, Brigitte Bourguignon, a précisé le chef de l’Etat à l’issue d’une visite au centre hospitalier de Cherbourg. Son rapport « aura vocation à expliquer, territoire par territoire, là où sont les manques, à pouvoir les chiffrer », en particulier, les questions de manque de personnel.

Sur cette base, a expliqué le président, des décisions seront prises « pour permettre de mobiliser davantage de médecins, retrouver de l’attractivité dans certains secteurs (…). Ceci à partir de la fin de l’été sera décliné dans chaque territoire. »

 

« Tout faire pour que [les urgences] tiennent » cet été

Le président, rappelant les changements engagés au cours de son premier mandat – fin du numerus clausus, Ségur de la santé, etc. – a dit constater, malgré tout, que les hôpitaux sont engorgés, les déserts médicaux, croissants, que les personnels font état d’une « perte de sens » et sont nombreux à quitter les professions de santé. Selon lui, le système de santé doit faire l’objet d’une « vraie révolution collective ». C’est l’objet du vaste chantier que le ministère et tous les acteurs du système de santé doivent démarrer à l’été.

Radioscopie des difficultés « territoire par territoire », « hôpital par hôpital », ce chantier doit, selon Emmanuel Macron, permettre de « bâtir des solutions très concrètes » adaptées à chacune des 1 200 intercommunalités « sur la base du cahier des charges national », mais aussi avec la promesse de moyens supplémentaires que le chef de l’Etat envisage en « milliards d’euros ».

 

Fermetures de nuit, « délestages » sur d’autres hôpitaux, accès filtrés par les SAMU : au moins 120 services d’urgence ont été forcés de limiter leur activité ou s’y préparent, et tous les voyants sont au rouge. Au total, quasiment 20 % des quelque 620 établissements publics et privés, hébergeant un ou plusieurs services d’urgences sont touchés. Alors que des professionnels mettent en garde contre une embolie des services d’urgence cet été, le chef de l’Etat a dit « garantir qu’on fera tout pour qu’elles tiennent ».

Le Monde avec AFP et Reuters

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