Chez RATIER (FIGEAC) la grève pour les salaires se poursuit!

Publié le par FSC

SOURCE : Medialot.fr

 
 
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Figeac : La grève toujours à l’ordre du jour à Ratier 
 
La CGT appelle à continuer le mouvement. 

 

11 jours de grève d’affilée à Ratier-Figeac ce 1er juillet (ils sont entre 250 et 350 mobilisés chaque jour). Les négociations entre la CGT et la direction ont échoué (pour le syndicat la revendication initiale de 300 euros bruts a été modifiée : Au 1er juillet : 150 euros bruts pour les appointements inférieurs à 3500 euros ; un engagement de la direction pour que l’ancienneté soit calculée sur le salaire de base et plus sur le RMH ; un étalement des jours de grève pour les salariés qui en feront la demande). Le syndicat appelle de nouveau à faire grève ce lundi et invite « l’ensemble des salariés cadres, techniciens, administratifs, ouvriers de Ratier à rejoindre le mouvement ». La direction de son côté communique: « Nous regrettons que la CGT n’ait toujours pas accepté nos propositions constructives, ait refusé de signer l’accord proposé, et continue la grève qu’ils avaient entamée. Apres avoir fait de nombreuses propositions sur la base de primes importantes, nous avons accepté de faire plusieurs propositions portant sur des hausses de salaires importantes : plus de 5% pour les salaires inférieurs à 2000 euros/mois, plus de 3,6% pour les salaires entre 2000 et 2500 euros… qui ont été refusées par la CGT. Les autres syndicats, dans la recherche de solutions constructives, estimaient les propositions acceptables, mêmes s’ils ne sont pas parties prenantes dans le conflit initié par la CGT. La personne présente en 2020 qui a le plus bas salaire aurait eu avec cette proposition une rémunération totale 2022 de 27 391 euros, soit le SMIC +39%. Les 200 premiers salariés auraient en moyenne avec cette proposition une rémunération totale 2022 de 30 731euros soit le SMIC +56% En l’absence de signature de cet accord, nous ne mettrons pas en œuvre nos propositions qui auraient pourtant, il nous semble, bien aidé l’ensemble des employés, et surtout les salaires les moins élevés. »

 

 

 

 Les élus de Vivre Figeac communiquent : « Une partie des salariés de Ratier est en grève depuis 3 semaines avec comme revendication principale une hausse des salaires immédiate de 300 euros. Ce conflit local est une illustration des conséquences de la politique nationale confortée depuis de nombreuses années par les décisions politiques locales. Alors que l’INSEE annonce 5,7% d’inflation sur un an, le gouvernement refuse de s’attaquer à la question de fonds de la répartition des richesses et des conditions de travail. Il propose des mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat qui relèvent de l’assistanat. Le souhait légitime de tous les salariés est de pouvoir vivre dignement de leur travail, pas de bénéficier d’actes charitables sous forme de chèque énergie ou de primes dites « Macron ». Ces dernières, exonérées de charges sociales, contribuent à l’affaiblissement de notre système de protection sociale ; défiscalisées, elles entérinent l’appauvrissement des services publics, patrimoine de ceux qui n’en ont pas d’autre. La généralisation de la participation et de l’intéressement permettrait un juste retour des richesses créées et ferait bénéficier toutes et tous des gains de productivité. Alors que la présentation des comptes financiers pour 2021 du Grand Figeac atteste, une nouvelle fois, des choix de la collectivité de concentrer majoritairement ses moyens sur les aides aux entreprises, sans demander de contreparties à ces dernières ni au niveau social ou environnemental, ni en termes d’égalité femmes-hommes. Prêts à tout pour s’acheter une respectabilité « sociale », nos décideurs locaux, en toute hypocrisie serrent les mains des salariés en grève en les assurant de leur soutien. Quel cynisme. Dans le contexte actuel, une intervention pertinente de la part des élus consiste à contribuer à faciliter des échanges constructifs entre les citoyens-salariés, l’ensemble des syndicats et les directions afin de permettre l’ouverture dès cet été de négociations salariales au sein de TOUTES les entreprises tout en défendant nos outils de production. Parce que nous revendiquons une juste répartition des richesses respectueuse de l’humain et de la nature, nous continuerons à nous opposer à une politique qui favorise une société à deux vitesses et la paupérisation d’une partie croissante de la population. »

 
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