Orpea, tout changer, pour que rien ne change ?

Publié le par FSC

SOURCE : CGT NVO

19 août 2022 
Par  | Photo(s) : AFP
Telle semble être la devise du tristement célèbre leader européen des maisons de retraite du secteur privé lucratif qui annonce un remaniement de son organigramme tout en supprimant la prime d'intéressement des salariés.

Suite aux fracassantes révélations de maltraitance des résidents et des personnels de ses Ehpad, telles que détaillées par Victor Castanet dans son livre-enquête, « Les fossoyeurs » (Ed. Fayard) , le groupe a réagi en annonçant un classique remaniement de son organigramme directionnel et en supprimant au passage la prime d’intéressement (environ 700 euros/an) pour l’ensemble de ses salariés. Une manoeuvre de « compensation », selon l’UFSP-CGT, pour provisionner, entre autres, les 55,8 millions d’euros réclamés par la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie (CNSA) » qui, le 29 juillet, a mis en demeure Orpea pour fraude aux aides publiques à la dépendance.

Changer le papier peint

Doublement épinglée par une enquête sénatoriale et par un rapport interne (qui ont confirmé les accusations de fraude à l’argent public, au code du travail et la mauvaise prise en charge des résidents),  « Orpea se contente de « changer le papier-peint« , estime l’UFSP-CGT. Le jeu de dupes vaut son pesant de couches-culottes et de demi-biscuits. Nouveaux entrants à son conseil d’administration, Guillaume Pépy, ancien Pdg de la SNCF et Laurent Guillot, ex-DGA de Saint-Gobain, aujourd’hui appelé à diriger Orpea en remplacement de Philippe Charrier pour mettre en oeuvre une « grande transformation  » et réaffirmer Orpea comme «société humaniste, proche de l’humain ».

Fraudes en série

« On s’étouffe« , dénonce Dominique Chave, secrétaire de l’UFSP-CGT, qui poursuit en justice le groupe Orpea pour fraude électorale, fraude aux dotations publiques de l’Etat, répression syndicale et pour rétablir la prime d’intéressement (environ 700 euros par an et par salarié) arbitrairement supprimée suite à l’éclatement du scandale « Les Fossoyeurs » et ce, « alors que l’entreprise accuse de fortes difficultés de recrutement au point de recruter des non-diplômés« , précise Dominique Chave.

 

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