CARREFOUR : la grève se poursuit pour une hausse des salaires

Publié le par FSC

SOURCE : France 3 Régions

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Écrit par Yacha Hajzler.
Les salariés en grève du Carrefour d'Audruicq (62).Les salariés en grève du Carrefour d'Audruicq (62).  © CFDT Carrefour Audruicq

Les négociations salariales se poursuivent à la dure chez Carrefour, où les employés réclament une augmentation indexée sur l'inflation. Jugées insuffisantes, les propositions de la direction ont été accueillies par une nouvelle journée de grève.

Partout en France, les salariés de Carrefour sont en grève pour réclamer une augmentation des salaires et survivre au difficile contexte économique actuel. Le 15 septembre, les négociations annuelles avaient donné lieu à une proposition d'augmentation de 2% par la direction, jugée très insuffisante par l'ensemble des syndicats. 

Force Ouvrière, syndicat majoritaire, et la CGT, avaient appelé conjointement à la mobilisation, exigeant une réouverture des négociations. La direction de Carrefour a semblé les entendre, puisqu'une nouvelle réunion de négociation s'est tenue le 22 septembre. Les dirigeants ont fait savoir dans la presse qu'ils avaient formulé "une nouvelle proposition de 2.5% d'augmentation salariale" au 1er novembre. A discuter pour FO, encore loin du compte pour la CGT, qui appelé à maintenir la mobilisation dans un communiqué. Le syndicat fustige une "nouvelle aumône" et une "proposition indécente". "La direction est complètement déconnectée de la réalité du terrain et de la souffrance des salariés, qui ne peuvent plus s'en sortir".

L'enseigne estime de son côté que "la direction a maintenu le dialogue social" en proposant plusieurs mesures salariales pour un total  "de +8.3% depuis août 2021, une augmentation assez conséquente, surtout quand on la met face à l'inflation en France", évaluée en août 2022 à +5.8% sur un an. Rapporté à un salaire de base de 1300 euros net, une augmentation annuelle de 8% représente une augmentation de 3,40 euros la journée. 

Mobilisation très suivie dans les Hauts-de-France

De fait, la mobilisation se poursuit ce samedi 23 septembre, les clients étant invités par les protestataires à se rendre dans d'autres enseignes de la grande distribution. La disponibilité des produits a effet été mise à mal par la grève des salariés des entrepôts qui alimentent les magasins Carrefour. Dans le Nord, la grève également très suivie à Carrefour Supply Chain, située à Aire-sur-la-Lys et qui alimente environ 450 magasins dans la région. Leurs collègues en magasin ont pris le relais, à Wasquehal ou encore Audruicq (62), où l'action du 23 septembre a mobilisé 80% de l'effectif selon la CFDT.

La CGT plaide pour un rapport de force dans la durée, jusqu'au 29 septembre au moins, et refuse de recule avant " un salaire minimum de 2.000 euros brut et une augmentation de 300 euros pour tous". Même si le bénéficie net du groupe Carrefour a reculé au dernier semestre, l'enseigne avait annoncé fin juillet une hausse de 13,2% et vanté sa capacité à gagner des parts de marché. 

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Dans le CHER

Dans le cadre des négociations annuelles, direction et syndicats (FO et CGT) ne sont pas encore tombés d'accord. Des débrayages ont eu lieu ce samedi matin dans des enseignes Carrefour du Cher, à Saint-Germain-du-Puy et Bourges.

Les syndicats, notamment FO et la CGT, ont organisé plusieurs débrayages, ce samedi matin, dans les magasins Carrefour, celui de Fenestrelay à Saint-Germain-du-Puy ou celui de la Chaussée de Chappe, à Bourges. À l’origine, les négociations annuelles obligatoires. Syndicats et direction ne sont pas encore tombés d’accord.

 

La direction a proposé 2,5% d’augmentation de salaire au 1er novembre 2022, soit +8,3% depuis août 2021 : « Il s’agit de loin de l’augmentation la plus importante de toutes les entreprises de la grande distribution, là où le taux d’inflation est d’environ 5,8% en France », selon la direction du groupe. « À cette augmentation de salaires de 2,5% s’ajoutent une prime de partage de la valeur de 100 € ainsi que la prolongation de la remise sur achats de 12% (carburant compris) jusqu’au 31 mars 2023. »

La CGT réclame notamment une grille de salaire minimum de 2.000 euros et une augmentation de 300 euros pour tous. FO met la barre de l’augmentation à 3% et demande des embauches supplémentaires.

 
 
 
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