CASSE de l'HOPITAL PUBLIC : Hôpital de Saint-Affrique : la CGT interpelle sur les conséquences du manque de personnels

Publié le par FSC

SOURCE : Midi Libre

  • Plusieurs orateurs ont pris la parole devant une trentaine de personnes.

Une trentaine de personnes se sont retrouvées devant l’entrée d’Émile-Borel.

La CGT a lancé un appel national, jeudi, en invitant à des rassemblements face à la situation actuelle dans les hôpitaux. À Saint-Affrique, une trentaine de personnes se sont retrouvées devant l’entrée du centre hospitalier Émile-Borel.

"Nous exigeons des solutions pour les usagers et les salariés du secteur de la santé, de la protection de l’enfance et handicap et du grand âge, a déclaré Régine Sauveplane, secrétaire de la CGT de l’hôpital Émile-Borel. À Saint-Affrique, le service de médecine a fonctionné de manière dégradée sur la période estivale avec seulement dix lits ouverts contre vingt-cinq en temps normal. Les patients nécessitant une hospitalisation ont patienté des dizaines d’heures sur des brancards en attendant de trouver un lit pour les installer."

La secrétaire a mis en avant "un gros problème d’effectif soignant" à l’unité de soins de longue durée (USLD) et dans les deux Ehpad. Concernant le bloc opératoire, "il est menacé par manque d’anesthésiste réanimateur. Par conséquent, l’activité de la maternité et de la chirurgie est en danger".

Henri-Jean Rozenzwejg, du collectif citoyen du pays saint-affricain, s’est interrogé : "On se demande comment nos petits hôpitaux vont pouvoir survivre, avec qui, quels moyens et pour qui ?"

Pour Bernard Boulot, coprésident du Manifeste pour la défense des hôpitaux et maternités du Sud-Aveyron : "En cette période où les difficultés sociales s’accumulent, le service public et la sécurité sociale doivent rester prioritaires."

Les réponses de la direction

Concernant le tableau dressé par la CGT sur le fonctionnement cet été de l’hôpital Émile-Borel, Jennifer Mauriat, la directrice adjointe, répond. Au sujet de la fermeture de lits en médecine : "Du 14 juillet au 15 août, vingt-cinq lits étaient ouverts au lieu de trente-cinq."

Concernant l’attente aux urgences : "C’est arrivé très ponctuellement durant quelques jours. C’est le lot quotidien des urgences des hôpitaux en France qui sont en manque de personnel. En plus, il y a eu l’afflux de touristes." Au niveau de l’USLD et des Ehpad, "du personnel supplémentaire a été embauché pour faire face aux congés d’été".

Quant au bloc opératoire, "on a besoin de deux anesthésistes réanimateurs quand il est ouvert. On en a un seul à temps plein qui est très engagé et on fait appel à un remplaçant. Notre unique anesthésiste travaille sept week-ends consécutifs d’affilée. Ce n’est pas tenable sur le long terme malgré nos alertes auprès du CHU de Montpellier et de l’Agence régionale de santé. C’est le cas aussi à Millau. Si on n’a pas les deux anesthésistes, on est obligé de fermer ponctuellement des services ou certaines activités pour assurer la sécurité des patients comme celle des professionnels en poste."

JEAN-MARC COGNOT
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