Face au dérèglement climatique, la CGT exige des moyens pour renforcer les services publics

Publié le par FSC

La transition écologique ne pourra se faire sans l’engagement total de la fonction publique. Mais il faut lui donner les moyens d’être à la hauteur des enjeux. Dans ce sens, la CGT revendique des moyens et des investissements pour y répondre. Cette question sera notamment au coeur des échanges lors des prochaines élections professionnelles en décembre prochain.

Elections Fonction Publique

 

Sécheresse, canicules, orages extrêmes, mégafeux de forêts : l’été 2022 a montré en grandeur nature les impacts du dérèglement climatique. A chacune de ces crises, la fonction publique - hospitalière, territoriale et d’État - ont montré la capacité des services publics à soutenir la société française à bout de bras, et permettre au pays de fonctionner. 

Les fonctionnaires ne sont pas une variable d’ajustement pour réduire les dépenses publiques. 

La fonction publique va mal: 

  • manque de personnel à cause des suppressions de dizaines de milliers de postes depuis l’ère Sarkozy et jamais démenties depuis,
  • manque de moyens à cause des coupes budgétaires,
  • salaires en berne,
  • tassement historique des grilles de salaires aggravé par l’inflation galopante depuis début de l’année.

N’en jetez plus !

«  Les fonctionnaires ne peuvent pas être une variable d’ajustement qui aide le gouvernement à réduire les dépenses publiques. Ça n’est plus possible ! », critique Céline Verzeletti, co-secrétaire générale de la CGT Fonction publique. l’UFSE.
 

Mission d’utilité publique fondamentale

Chez Météo-France, à l’Office national des forêts (ONF), dans les Services départementaux d’intervention et de secours (SDIS), les agents et les contractuels n’ont plus les moyens de remplir leur mission d’utilité publique, devenue encore plus essentielle avec les effets du réchauffement climatique.

Les incendies et les épisodes orageux hors norme survenus cet été et même jusqu’au début de l’automne, ont mis en lumière le manque d’investissements (pas assez de camions d’intervention, de Canadair), d’effectifs (80% des pompiers sont des volontaires) ainsi que les conditions de travail dégradées dans les services publics. 

Prévisionnistes, agents forestiers, pompiers : ils craquent !

Début août, un rapport du Sénat préconisait d’augmenter considérablement les dotations aux SDIS pour redéployer plus de matériels et de personnels, et de revenir sur les 500 suppressions de postes à l’ONF qui déjà perdu 5 000 postes depuis 20 ans. 

Météo France, de son côté, a perdu 50% de ses effectifs depuis dix ans ! Sans parler du délabrement du parc informatique, devenu obsolète, alors que le rôle des prévisionnistes est essentiel, comme la montré la tempête du 18 août dernier en Corse.

Il n’y a aucune fatalité. La prévention et la lutte contre les incendies de forêt peuvent être efficaces si les moyens humains, techniques, financiers, juridiques et organisationnels y sont consacrés.

La CGT dénonce la politique d’austérité menée depuis des années contre la fonction publique. « Pour remplir notre mission d’utilité public essentielle, il faut des moyens », martèle Céline Verzeletti. 

Premier syndicat dans la fonction publique, la CGT demande une revalorisation du point d’indice de 10% à minima, la revalorisation de toutes les grilles de salaires des fonctionnaires et des contractuels, et l’indexation à l’inflation, avec le retour à l’échelle mobile des salaires.
Pour financer ces mesures, il suffit d’assécher l’évasion fiscale, de mettre en place un impôt juste et de réinjecter le produit de l’ISF dans les services publics.

La présentation du projet de budget 2023 et les arbitrages montreront les engagements du gouvernement. Aussi, pour défendre la fonction publique et les droits des fonctionnaires, la CGT appelle à voter et faire voter le 8 décembre aux élections professionnelles... Le train de la démocratie sociale ne repassera pas avant 2026.

 

 

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