MONTAUBAN : acharnement anti-CGT de la mairie !

Publié le par FSC

 

Tarn-et-Garonne : pour conserver son local, la CGT poursuit son bras de fer avec la mairie de Montauban devant le tribunal judiciaire
  • Les responsables de l'UD CGT étaient mobilisés devant le tribunal judiciaire, ce 3 novembreLes responsables de l'UD CGT étaient mobilisés devant le tribunal judiciaire, ce 3 novembre
    Les responsables de l'UD CGT étaient mobilisés devant le tribunal judiciaire, ce 3 novembre Photo DDM, Karima Baddi
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l'essentielEn contentieux avec la mairie de Montauban depuis août pour conserver l'usage du local communal rue d'Albert, l'union départementale des syndicats CGT de Tarn-et-Garonne a demandé ce 3 novembre le renvoi du référé devant le juge judiciaire lancé par la commune pour les expulser. L'affaire a été renvoyée au 10 novembre devant le tribunal judiciaire de Montauban.

Drapeaux rouges de la CGT à la main, ils étaient une dizaine de militants et de responsables de l'UD CGT de Tarn-et-Garonne mobilisés place du Coq, ce 3 novembre au matin, pour s'opposer au référé initié par la mairie de Montauban.

Depuis cet été, en effet, la maire de Montauban a relancé les hostilités pour expulser l'organisation syndicale des locaux communaux du 15 et 17 rue d'Albert dans le quartier de Villenouvelle. Le litige porterait sur une convention d’utilisation du local qui n'aurait pas été signée par la CGT. Après avoir déposé un référé liberté pour entrave à la liberté syndicale le 4 août dernier, la première manche avait été remportée par la CGT. Le syndicat avait pu, en effet, récupérer les clés de son local après que la mairie a changé manu militari les serrures pour en empêcher l'accès.

"C'est de l'acharnement contre la CGT qui est la première organisation syndicale du département", clame Christophe Couderc sur les marches du tribunal judiciaire de Montauban. "Par conséquent, poursuit le cadre cégétiste montalbanais, c'est une attaque contre les travailleurs du Tarn-et-Garonne que nous accompagnons tant aux Prud'hommes que devant les organismes sociaux, sans oublier la formation des élus et salariés qui se tient dans notre local syndical".

De son côté, Me Jean-Marc Panfili qui ne pouvait être présent pour soutenir la CGT, a demandé un renvoi de ce référé. Le tribunal a répondu positivement par un renvoi péremptoire au 10 novembre prochain. "Ce référé pour l'expulsion de la CGT est illégal", assure l'avocat montalbanais qui a déposé des conclusions en ce sens. "Ce n'est pas le juge judiciaire qui doit être saisi mais le juge du tribunal administratif qui est compétent", certifie Me Panfili. Affaire à suivre.

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