18 janvier : Marseille, la Marmite boue !

Publié le par FSC

Source : Rouge Midi

Début du texte de compte-rendu ci-après et texte complet à l'adresse :

 

http://www.rougemidi.org/spip.php?article8303


Malgré la pluie battante 7000 personnes se sont déplacées pour répondre à l’appel des principales organisations combatives du département des Bouches du Rhône.

Il semblerait que se soit une année 2014 plus rouge que grise qui s’annonce !

 

Faut faire bouillir la marmite
La CGT vous y invite
A l’Elysée ou à Matignon
Ils roulent pour les patrons


Naguère dans les Bouches du Rhône, dans les manifs qui se succédaient, on entendait fréquemment ce refrain chanté sur l’air de la chanson de Dario Moréno, La marmite.

Depuis décembre, face aux coups que le monde du travail encaisse, tant du grand patronat qui annonce des fermetures à tour de bras que du gouvernement qui laisse faire quand il n’est pas ouvertement complice, la CGT de ce département s’active à faire bouillir la marmite.

Chaque semaine, les entreprises en lutte, ce qu’ici on appelle les dossiers départementaux, parce que chaque emploi menacé doit devenir l’affaire de toutes et tous, sont réunies par la direction de l’union départementale CGT qui appelle à l’action inlassablement.

A la veille de Noël c’est la mairie de secteur de Patrick Ménucci, candidat PS (et donc supporter du gouvernement actuel) à la mairie centrale qui est envahie. L’action permet la tenue d’une table ronde sur les questions d’emplois du département. Lors de celle-ci, souligne Olivier Mateu secrétaire de l’UD CGT « notre volonté de globaliser la situation départementale en revendiquant un plan d’urgence pour l’emploi a contrarié Préfet et Ministère. Cette globalisation que nous portons depuis plusieurs semaines leur fait peur, elle doit être développée. »

Dès le lendemain du 1er de l’an c’est la chambre de commerce qui était envahie et puis, sans laisser au camp d’en face le temps de souffler, ce sont les bureaux de la délégation régionale de la commission européenne qui recevaient à leur tour la visite déterminée d’une centaine de syndicalistes, rejoints rapidement par une manifestation des grévistes de la SNCM. 

Entrevue (courtoise !) entre le « chef » (sic !) de la délégation régionale PACA de la commission européenne et les salarié-e-s en lutte.

.
Bref aperçu d’un débat qui aurait mérité d’être filmé et diffusé dans le cadre de la campagne des prochaines élections européennes.
Stéphane SNCM : « D’après vous Corsica Ferries qui navigue sous pavillon international avec des salarié-e-s étrangers payés 400€ par mois respecte-t-elle la loi ? Nous on réclame que tout navire qui navigue en France respecte le droit du travail français (pavillon français 1er registre) : on a tort ?
-Oui mais il y a eu un accord sur les travailleurs détachés qui va améliorer le cadre »

Un participant a vite fait de lui rappeler ce qu’il faut penser de cet accord, ce qui le laisse sans voix.
Un fralibien « Avec votre Union Européenne vous laissez entrer en France du thé que l’on produisait à Gémenos, qui sera désormais produit en Pologne par des ouvriers payés 480€ par mois : où elle est la concurrence « libre et non faussée ?
-Euhhhh »

Une salariée du Grand Conseil de la Mutualité : « l’UE veut faire une marchandise de la santé : vous approuvez ?
-Mais il ne faut pas accuser l’Europe (encore un qui fait semblant de confondre un continent de 52 pays avec un accord entre 28 d’entre eux) c’est aux gouvernements de choisir »
Un camarade des moulins Maurel « oui alors qu’est-ce qu’il attend le gouvernement pour nous ?
-Euhhhh »

Et le flot des questions sans réponse continue jusqu’à cette perle.

Un participant lui demande si, à son avis, avec le recul de plus de 30 ans, on a bien fait en France d’appliquer le fameux plan Davignon, ce plan qui mit au chômage des milliers de métallurgistes et sidérurgistes à partir de la fin des années 70, sous prétexte de sauver notre industrie. Et là la réponse tombe sans bavures : « Je ne sais pas de quoi vous parlez, je ne connais pas ce plan… ».
Voilà la réponse du chef de la délégation européenne d’une région où les salarié-e-s d’Arcellor Mittal, Ascométal et plus largement celles et ceux de la zone de Fos, se battent depuis des années pour l’emploi…

Un LKP marseillais ou une Marcha Patriotica bucco-rhodanienne ?

JPEG - 163 ko

Sans attendre le 6 février l’UD CGT 13 avait invité les organisations du département [1] dont Rouges Vifs 13 ; à se regrouper contre la politique économique du gouvernement et pour la défense résolue des emplois, des usines, de nos vies.

Et on y arrive ! Le récent conflit victorieux des travailleurs de la SNCM et de la CNM ou encore le redémarrage de l’usine de Kem One montre que le gouvernement a plié devant la solidarité des travailleurs. Il y avait bien sur les Fralibs, les Moulins Maurel, LFoundry qui sont eux en Conflit Déterminé et Infatigable ! Si les travailleurs ont déjà gagné en ce début d’année, il est clair qu’ils le pourront de nouveau dans le futur ! A espérer que cette manifestation donnent des idées aux travailleurs pour gagner de meilleures conditions de travail et de vie !

JPEG - 240.1 ko

Publié dans Luttes - actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article