Editorial du Militant des Industries Chimiques

Publié le par FSC

(Journal de la Fédé CGT des industries chimiques)



La déferlante !

 

 

Nous sommes au cœur d’un combat de classe où il nous faut accélérer la mise en mouvement des salariés. La lutte exemplaire des GOODYEAR illustre ce combat permanent qui a mis en échec le projet de 4x8 de la direction et le premier plan de licenciements.


La victoire des FAURECIA Auchel, et nous ne le dirons jamais assez, a donné un souffle nouveau à nos luttes et mis un sérieux coup de frein à ceux qui pensaient que le capitalisme était plus fort et qu’il n’y avait pas d’autres choix, pas d’autres alternatives, que la résignation.

Les luttes s’amplifient et la colère ne désarme pas : 2500 salariés de Michelin manifestent lors de la réunion du CCE à Clermont Ferrand le 25 juin contre l’annonce de la suppression de 1093 emplois de suite et près de 1800 sur 3 ans, du jamais vu sur Clermont mais surtout chez Michelin. Et encore 1500 manifestants à Blanzy (Montceau les Mines) le 23 juin et 2500 le 27 juin pour exiger de maintenir l’activité industrielle du pneu tourisme.

Le gouvernement a su trouver 300 milliards pour les banques et n’aurait pas un centime pour maintenir et améliorer nos emplois, salaires, services publics et notre système de protection sociale.

Les choix de société pour accroître la rentabilité financière au détriment de l’investissement, du développement industriel, mettent à mal notre pays et notre avenir.

Le patronat et le gouvernement subissent un revers à leur politique sociale au regard de la cartographie des luttes.

 

Le défi qui nous est posé à tous est de fédérer toutes ces actions pour plus d’efficacité. Nous n’avons pas d’autres solutions que d’amplifier l’action car le gouvernement continue d’accélérer ses réformes néfastes au monde du travail :

 

 

  • Le recul de l’âge de la retraite à 67 ans.
  • L’emprunt Sarkozy qui va financer la casse sociale dans notre pays et aggraver le déficit.
  • La suppression de la taxe professionnelle et ses répercussions sur les infrastructures locales et mise en place d’une taxe Carbone.
  • La suppression de milliers de postes dans la fonction publique.
  • L’accélération de la privatisation de La Poste.
  • La baisse de la TVA qui ne bénéficiera aucunement aux salariés de la restauration.

 

L’action reste la seule réponse à apporter si nous voulons préserver notre système de protection sociale qui souffre, d’abord, d’un manque de recettes et donc d’un manque de salaires, cotisations sociales comprises.



Dans la branche Caoutchouc et en lien avec la filière automobile, le 17 septembre 2009 sera un temps fort de grèves et manifestations sur PARIS. Faisons de cette journée un succès dans nos luttes pour maintenir, développer nos industries et pour gagner sur nos revendications de salaires, d’emplois et de protection sociale.

La CGT reste, et doit rester,un syndicalisme de luttes, de masse et de classe.

 

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