49ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CGT : CONTRIBUTION DU CAMARADE JEAN JULLIEN DE CHEZ RHODIA A VALENCE

Publié le par FSC

Le document préparatoire au 49e congrès n’avance aucune revendication immédiate claire et précise, où les travailleurs reconnaissent leurs besoins réels.

Par contre on y trouve des vœux pieux sur la garantie et la progression des salaires alors qu’ils sont bloqués depuis les 35 h.

De même, il remplace la défense des nos acquis quotidiennement bafoués par des bavardages sur de prétendus nouveaux droits.

 

Alors que chaque semaine annonce de nouvelles suppressions d’emploi, il fait son deuil de la lutte contre les licenciements, qui deviennent un fait acquis : on se couche.

Les dirigeants confédéraux n’ont plus qu’un credo à la bouche : la Sécurité Sociale Professionnelle. Que veulent-ils faire de la CGT, un hôpital pour les gueules cassées de la barbarie capitaliste ?

 

Il n’y a vraiment pas de quoi se féliciter non plus de l’unité au sommet avec certains jaunes patentés comme Chérèque, qui a servi d’éteignoir aux luttes de la classe ouvrière, des jeunes et de plusieurs autres catégories sociales.

Les reports calculés des manifestations ont eu pour conséquence d’encourager le Medef et l’Etat capitaliste à enfoncer plus loin le couteau dans la plaie.

Or tous les regards se tournaient vers la lutte exemplaire de nos camarades antillais, la sympathie populaire était largement acquise à un mouvement de grande ampleur, y compris aux formes de lutte classe contre classe face à la violence, au cynisme et au mépris du patronat.

A l’opposé de cette unité de trahison, l’exploitation vécue collectivement à la base unit naturellement les militants cédétistes à l’action souvent initiée par les militants de la CGT.

 

Mais ce n’est qu’un début.

En forme de contribution au 49e congrès, je soutiens donc la liste revendicative suivante :

 

 

Interdiction des licenciements et des suppressions de postes

Pas de départ en retraite sans remplacement

Remplacement d’un CDI par un autre CDI

Arrêt de tous les plans sociaux

Arrêt des délocalisations

Embauche en CDI des contrats précaires
Interdiction du recours au travail partiel, régie ou délit de marchandage déguisé en « travaux au forfait » au-delà de 3 mois, « prêts de main d’oeuvre», arrêt des externalisations, etc.

 

Non à l’extension du travail le dimanche dans la grande distribution et du travail posté

Encadrement strict des horaires et volontariat dans le régime des astreintes

Non aux heures supplémentaires

Halte aux cadences infernales, à la « mutualisation des tâches », à la TPM (« total productive maintenance »)

Halte à la responsabilisation du salarié dans les accidents du travail. Les procédures et les EPI ne remplacent pas les protections collectives.

 

Augmentation générale des salaires de 300 €
Suppression des minima sociaux un SMIC pour tous avec ou sans emploi dès la sortie des écoles à 1800 € nets
Un moratoire sur tous les impayés des travailleurs dans la misère
Interdiction des saisies
Une véritable retraite à 55 ans pour les salariés sans conditions de cotisation et à 50 ans pour les travaux pénibles (dont 5x8, aides-soignants, etc.).

Non à la suppression de la taxe professionnelle, pas de dispense de cotisations sociales pour les entreprises

 

Régularisation de TOUS les sans papiers

Annulation des sanctions contre les syndicalistes. Halte à la criminalisation de la lutte de la classe ouvrière

Solidarité avec les travailleurs des colonies – libération immédiate de Jodar et de ses camarades

Solidarité avec les petits paysans contre les trusts de l’industrie agroalimentaire français (Lactalis), européens et US et la grande distribution.

Solidarité avec les peuples du Tiers Monde contre l’impérialisme occidental

Adhésion à la FSM 

 

Jean Jullien

Rhodia -Valence

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