Ils persistent et signent !

Publié le par FSC

Guy Poussy

Syndiqué CGT depuis 1950

Le 1er 09 O9

 

Selon les dirigeants de la CFDT et de la CGT, pour les uns l’heure serait à(*) « Capitaliser les acquis » Pour les autres il faudrait se pâmer de joie devant les résultats obtenus durant le premier semestre 2009 » (**). Accréditer l’inefficacité des actions permises par la plate forme intersyndicale c’est faire peu de cas de leur apport. Les fortes mobilisations du premier  semestre ont permis de contrecarrer les phénomènes de la crise ». De tels propos ne peuvent venir que de responsables, durs d’oreille, portant des lunettes noirs, donc coupés des réalités.

Durant les vacances le gouvernement n’a pas chômé. Il a accéléré la mise en œuvre de sa politique au service du grand capital. Les conséquences sont : les délocalisations, les licenciements et suppression d’emplois dans l’industrie, l’augmentation du chômage, la pression sur les salaires, la répression  anti ouvrière , la condamnation des CONTI vise tous les salariés. C’est aussi la préparation de la privatisation de la poste. Les suppressions de postes dans la fonction publique, en particulier dans l’éducation nationale. Le pouvoir prépare le nouvel impôt » taxe carbone » En fait de moraliser le capitalisme Sarkozy continue de faire les yeux doux aux banquiers. Le scandale des rémunérations pharaoniques des grands patrons, et des actionnaires reste entier.

Comment ne pas comprendre cette colère très profonde ancrée dans le monde du travail et de la création, ainsi que dans la jeunesse ? L’histoire de notre pays nous enseigne qu’un basculement de la société est rendu possible lorsque les injustices, les inégalités de classe, l’arrogance et la jouissance de la caste des nantis sont devenues trop voyantes, trop fortes. Ces nantis, l’élite politico médiatique seront rendus responsables de la violence.

Englués dans leur politique de » Partenariat » avec le MEDEF, et le président de la République. Alignés sur la politique de la CES ; les dirigeants des centrales syndicales sont éloignés des dures réalités. Ils discréditent le syndicalisme dont les faiblesses se situent avant tout là. Comme l’expriment de nombreux syndicalistes de base, enfiler les journées d’action, entrecoupées de pauses, ça ne saurait suffire pour battre le pouvoir et le MEDEF. Il est temps de mettre en débat dans les entreprises et les administrations, la préparation d’actions nationales et régionales interprofessionnelles et intergénérationnelles. L’imagination doit prendre le pouvoir afin de décider en bas, des revendications, des formes de luttes collectives. Les acteurs de ces combats en restant maître de leur mouvement de bout en bout, créeront les conditions de la victoire contre le grand capital et son pouvoir. Pour avancer il est temps que les bouches s’ouvrent.

 

(*) F. CHEREQUE  A l’université de la CFDT

(**) Maryse  DUMAS  L’Humanité du 31/08/09

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